19/11/2005

A la recherche du temps perdu


 
 
                                        
                                                     Je cherche midi à 14 heures...

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18/11/2005

Ombre chinoise

 

Le long de l'immense dune battue par les vents, j’attendrai … J’attendrai de sentir ta silhouette se rapprocher, je distinguerai les lignes mouvantes et encore floues de ton corps dans le clair-obscur…

Enfin, je te verrai marcher dans le vent enivrant… de ton visage sévère et doux à la fois, j’ai juré de ne pas être impressionnée... Car je te sais ombre chinoise… et je saurai…


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17/11/2005

Notes nocturnes

Fugue dans le firmament
Murmure de la nuit
mélodie des songes
perles de lune
frôlement de soie
coeur en suspension 

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 Passage

Arbre à l’écorce meurtrie

Lisse et rugueuse à la fois

Patinée par le temps et les hivers passés,

Les trous noirs de tes blessures,

Cicatrices béantes dans les veines de ta fibre

S’offrent, invitation à plonger au Coeur de ta matière...

Voyage au centre de ta mémoire centenaire

Dans les courbes serrées de ta chair

Ton souffle inquiétant, tel un cri de détresse,

Cogne à mes oreilles, écho sinistre

Asphyxié par le mal qui te ronge…

J’éffleure la peau de ta sagesse

Je sens la chaleur de ton sang, tendre caresse,

Contact charnel qui me dit que tu vis,

Tu me berces dans le creux de ta douceur,

Mon corps s’inscrit dans ta tendresse,

S’abandonne dans tes veines claires qui me drapent…

La peur sourde de ton abîme proche m’envahit,

Les averses de pluie chaude ne viendront plus

Recouvrir ta canopée de lumière dorée...

Arbre de vie et de plaisir au port triomphant

Point de renontre du ciel et de la terre…

Traitrise de l’homme, pourquoi?




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15/11/2005

Kardream, mon signe astrologique

 

Enfance près des rivages ensoleillés de la grande bleue

Faconnée des embruns de la mer,

Caresses immuables sur ma peau offerte...

Enfance insouciante baignée

Des brumes languissantes sur les étendues de sable fin,

Voile obscur jeté sur les grains de lumière capturée...

Enfance en liberté

Qui joue au creux des vagues , bulles d'oxygène,

Parcelles de vie éternelle…

Le Coeur empli de joie

Sans pouvoir ni vouloir échapper à sa dévorante attraction,

Je me donnais à la mer, grisée par ses courants,

Longue chevelure blonde déployée dans les ondes,

Je m’imaginais créature aquatique

Aux écailles vermeilles

Prise au piège de ses baisers et morsures salés,

Monde légendaire, immensité scintillante,

Tes appels m’aspiraient sans m’effaroucher,

m’entraînaient, le souffle interrompu,

vers un voyage emotionnel, étrange nouveauté,

Avec pour seuls témoins les grands oiseaux marins

Et la matière du vent…


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13/11/2005

 spirale


 
Cris, n'abandonne pas... résiste...
Encore, encore,
va jusqu'au bout...
Voilà, je te retrouve enfin...
 

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The answer is blowing in the wind

 


 
une question

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12/11/2005

l'Homme approximatif

 

Dimanche lourd couvercle sur le bouillonnement du sang
hebdomadaire poids accroupi sur ses muscles
tombé à l'intérieur de soi-même retrouvé
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
sonnez cloches sans raison et nous aussi
nous nous réjouirons au bruit des chaînes
que nous ferons sonner en nous avec les cloches

quel est ce langage qui nous fouette nous sursautons dans la lumière
nos nerfs sont des fouets entre les mains du temps
et le doute vient avec une seule aile incolore
se vissant se comprimant s'écrasant en nous
comme le papier froissé de l'emballage défait
cadeau d'un autre âge aux glissements des poissons d'amertume

les cloches sonnent sans raison et nous aussi
les yeux des fruits nous regardent attentivement
et toutes nos actions sont contrôlées il n'y a rien de caché
l'eau de la rivière a tant lavé son lit
elle emporte les doux fils des regards qui ont traîné
aux pieds des murs dans les bars léché des vies
alléché les faibles lié des tentations tari des extases
creusé au fond des vieilles variantes
et délié les sources des larmes prisonnières
les sources servies aux quotidiens étouffements
les regards qui prennent avec des mains desséchées
le clair produit du jour ou l'ombrageuse apparition
qui donnent la soucieuse richesse du sourire
vissée comme une fleur à la boutonnière du matin
ceux qui demandent le repos ou la volupté
les touchers d'électriques vibrations les sursauts
les aventures le feu la certitude ou l'esclavage
les regards qui ont rampé le long des discrètes tourmentes
usés les pavés des villes et expié maintes bassesses dans les aumônes
se suivent serrés autour des rubans d'eau
et coulent vers les mers en emportant sur leur passage
les humaines ordures et leurs mirages

l'eau de la rivière a tant lavé son lit
que même la lumière glisse sur l'onde lisse
et tombe au fond avec le lourd éclat des pierres

les cloches sonnent sans raison et nous aussi
les soucis que nous portons avec nous
qui sont nos vêtements intérieurs
que nous mettons tous les matins
que la nuit défait avec des mains de rêve
ornés d'inutiles rébus métalliques
purifiés dans le bain des paysages circulaires
dans les villes préparées au carnage au sacrifice
près des mers aux balayements de perspectives
sur les montagnes aux inquiètes sévérités
dans les villages aux douloureuses nonchalances
la main pesante sur la tête
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
nous partons avec les départs arrivons avec les arrivées
partons avec les arrivées arrivons quand les autres partent
sans raison un peu secs un peu durs sévères
pain nourriture plus de pain qui accompagne
la chanson savoureuse sur la gamme de la langue
les couleurs déposent leur poids et pensent
et pensent ou crient et restent et se nourrissent
de fruits légers comme la fumée planent
qui pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous

les cloches sonnent sans raison et nous aussi
nous marchons pour échapper au fourmillement des routes
avec un flacon de paysage une maladie une seule
une seule maladie que nous cultivons la mort
je sais que je porte la mélodie en moi et n'en ai pas peur
je porte la mort et si je meurs c'est la mort
qui me portera dans ses bras imperceptibles
fins et légers comme l'odeur de l'herbe maigre
fins et légers comme le départ sans cause
sans amertume sans dettes sans regret sans
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
pourquoi chercher le bout de la chaîne qui nous relie à la chaîne
sonnez cloches sans raison et nous aussi
nous ferons sonner en nous les verres cassés
les monnaies d'argent mêlées aux fausses monnaies
les débris des fêtes éclatées en rire et en tempête
aux portes desquelles pourraient s'ouvrir les gouffres
les tombes d'air les moulins broyant les os arctiques
ces fêtes qui nous portent les têtes au ciel
et crachent sur nos muscles la nuit du plomb fondu

je parle de qui parle qui parle je suis seul
je ne suis qu'un petit bruit j'ai plusieurs bruit en moi
un bruit glacé froissé au carrefour jeté sur le trottoir humide
aux pieds des hommes pressés courant avec leur morts autour de la mort qui étend ses bras
sur le cadran de l'heure seule vivante au soleil

le souffle obscur de la nuit s'épaissit
et le long des veines chantent les flûtes marines
transposées sur les octaves des couches de diverses existences
les vies se répètent à l'infini jusqu'à la maigreur atomique
et en haut si haut que nous ne pouvons pas voir avec ces vies à côtés que nous ne voyons pas
l'utltra-violet de tant de voies parallèles
celles qui nous aurions pu prendre
celles par lesquelles nous aurions pu ne pas venir au monde
ou en être déjà partis depuis longtemps si longtemps
qu'on aurait oublié et l'époque et la terre qui nous aurait sucé la chair
sels et métaux liquides limpides au fond des puits

je pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous

Tristan Tzara


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Apaisement



Apaisement
Dans son écrin fugace
Dérive de songes lumineux sur la palette dorée
Apaisement
Brise de porcelaine
Coupe étincellente de rosée translucide
Apaisement victorieux
Fragile ombrelle de l'âme sans tourment

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10/11/2005

I started a dream...

Ne voyez vous pas comme il est triste cet oiseau blanc


Ni le bleu du ciel ni le bleu de la mer ne


Déteignent sur lui


Qui flotte dans le vent...

Combien de monts, combien de fleuves faudra-t-il franchir

 

Pour ce pays où finit la tristesse


Aujourd'hui encore, ah, partons...


 
Wakayama Bokusui


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08/11/2005

 


 
Quand les mots claquent dans le tourbillon de paroles incontrôlées
Où est le courant apaisant qui me m'enveloppera, me sauvera,
me portera dans la bonne direction ...
Moi qui ai senti mes ailes s'étendre et atteindre la lumière
qui peut-être les brûlera....






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07/11/2005

wish you were here

 

 
Saturday night 11 p.m.
rue du Taur
 
La nuit est tombée... je marche... la ville est encore bien éveillée...
de la musique autour de moi... j'entends des rires monter le long
de la rue longue et étroite... l'écho de sons anonymes envahit l'air...
jusqu'à moi, jusqu'à mon coeur... je sens sur mes lèvres se dessiner
un faible sourire... je marche seule le long de la rue... je n'ai pas de
but précis... il fait froid et humide... mes cheveux deviennent sauvages...
mes mains sont glaciales... mon esprit est vide...
Cet homme s'approche de moi... me demande du feu dans un français
approximatif... je n'en ai pas... je ne fume pas... pourtant j'ai une
envie folle de sentir à nouveau le goût du tabac...
je lui demande une cigarette...
il sourit... m'en tend une... "sans feu, à quoi bon...?"... évidemment...
sourires... nous parlons... il est ici pour quelques jours seulement...
étranger... nous parlons dans la nuit et le froid... il est sculpteur... marbre...
tant de gens fument autour de nous... pourquoi ne leur a t'il pas
demandé... plutôt qu'à moi... silence... l'expression de son visage
se transforme... se ferme presque... il sort de la poche intérieure
de sa veste un petit livre souple... des photos de son oeuvre...
éblouie... des visages de femme sculptés dans le marbre immaculé...
il tourne les pages... s'arrête sur l'une d'elles... me la tend...
"see... your smile... so fragile..." ....

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Dans la brume...

Le brouillard s'est enfin levé... je n'y tiens plus, je me précipite au cybercafé plutôt que de profiter de la douce chaleur d'automne... je dois venir ici... vite ratrapper le temps perdu... je me sens "overwhelmed" (je n'arrive plus à trouver le mot) par tous vos textes...
Certains me demandent une attention particulière afin de pouvoir les déchiffrer... je me demande... je lis autre chose... je reviens... j'hésite... et enfin, je poste un commentaire...

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04/11/2005

Vide

Entendre le souffle de la souffrance
à travers le poids des silences...
Fermer les yeux, vouloir gommer l'évidence...
Déchirer les esquisses d'espoir,
Les égrener lentement au vent de l'hiver sombre
Mirages impitoyables des coeurs égarés...

Flower of love








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29/10/2005

Voyage sans escale



Aucune trajectoire n'est assurée..
Vers des destinations inconnues,
Je laisse aller mon esprit de spirale en tourbillon,
Fragile particule en apesanteur dans le vertige du vide...
Partir à la dérive ou arriver à quai m'importe peu,
Futiles les temps de reflexion, de points d'interrogation...

Désormais
 Mordre dans la douce torpeur de la vie,
Plonger dans ses arabesques ondoyantes,
Sentir ses vibrations, son souffle fremissant,
Glisser sur les vagues au reflet de l'Amour,
Insoumise aux fantômes du passé...
Long voyage vers l'intemporel...





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28/10/2005

 


 
 
Quand le sommeil fuit 
que reste-il ?                                            
les courbes de ma tourmente 
en guise de clé des songes...
 


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26/10/2005

La rencontre



Fouler le territoire de l'invisible
Sentir à travers le rideau de l'ombre rouge
Les ondes caressantes des rêves intimes
Déchiffrer les calligrammes de mes secrets
Eclats de mes pensées inavouées
Sculpter dans les veines de la nuit
Le visage de la rencontre
Trésaillir sous la douceur de tes mains
Hors du temps, hors du courant qui m'entraîne
Frissonner sur les ailes du vent
Par son doux frôlement comme un baiser volé
Se laisser emporter et contempler la vie



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Toulouse

Je t’ai découverte en cet été hostile, tes briques roses gorgées du soleil impitoyable.. désertée de tes habitants fuyant l‘air immobile, tu imposais à mon regard neuf ta solitude. La lumière de corail des murs de tes édifices centenaires reflétait son éclat tamisé de ton vieux centre jusqu’à tes berges où coule ton fleuve nourrissier, ta sève, la Garonne… ..

Toi, la rebelle, berceau du catharisme déferlant sur tes terres languedociennes, empreinte de ce passé sanglant, résolument tournée vers la chaîne des Pyrénées comme un salut, ton Coeur te porte au delà de cette frontière naturelle, vers l’Espagne si proche, si familière, si essentielle…

Fière de ton rang, capitale de l’Occitanie, tu arbores ta Croix dorée, gigantesque artère gravée dans le Coeur des tes pavés foulés par tes habitants et qui nourrit de son emblême tes cours cachées, tes églises et cathédrales romanes et tes cloîtres paisibles...

Gascogne avant tout, bercée par ton accent chantant où « roule un torrent de cailloux » tes ruelles étroites resonnent de timbres forts, de rires francs, et de mots colorés que tu revendiques comme un patrimoine.. L’air s’emplit de notes de blues qui montent des caves voûtées, et la voix de celui que tu vénères tant, s’élève, te vit, te chante telle une supplique « ô Toulouse, ô mon pais ».

Toi qui m’a vu grandir, que j’ai voulu quitter ardemment, emportée par le vent d’autant tourbillonant vers d'autres horizons, toi qui au delà des continents étais mon port d’attache, que représentes tu aujourd’hui ? Mes racines ou l'illusion d'en posséder ?


16:51 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/10/2005

 Mélancolie

jardin d'automne
feuille de silence
ruissellement de pluie
esquisse de soleil
ourlet de nuage
coeur en sommeil

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23/10/2005

Pourquoi ?

There's another world inside of me
That you may never see
There's secrets in this life
That I can't hide
Somewhere in this darkness
There's a light that I can't find
Well maybe it's too far away
Maybe I'm just blind.. Maybe I'm just blind                                     

(When I’m gone - 3 Doors Down)

 

Quand la vie chavire et que l’incompréhension mutile

Que le temps passe

Que les questions et les mystères restent sans réponses

Que la fuite en avant hâppe toute énergie, anesthésie la douleur,

Quand l’on se cogne aux interrogations

Que la souffrance étouffe, coule le long du corps et du Coeur,

Où est la lumière?

Où est la guérison?

Pleurer, laisser ses larmes couler librement

Mais entendre le ciel implorer le pardon

Pour ceux qui n’ont pas eu la force,

Qui n’ont pas su ce qu’ils faisaient..

Qui n’ont pas eu la clairvoyance..

Pardonner sans trouver le pourquoi

Pardonner pour renaître et trouver la lumière…


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22/10/2005

 h2o



 
Et si tout était aussi simple?

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21/10/2005

Le temps ne compte plus



La nuit glisse sur ma peau..
Je suis là, dans le vide, à sa merci,
elle me recouvre de son souffle de glace...
L'air dans mes poumons se meurt,
mon esprit se soulève et divague,
navire à la dérive dans la houle de l'ombre...
Le silence résonne, mes mots sans echo
se perdent, éparpillés dans les éclats de vent..
Il pleut sur mon corps dénudé,
jouet des flots obscurs...
La pluie salvatrice chasse mes errantes pensées,
fait voler en morceaux mon anxiété cachée..
Dans la brume opaque j'aperçois la lumière,
La nuit prend son envol de sa dernière amarre...
Dans le matin blanc, tout n'est plus que lumière..
Tout est à reconstruire...


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20/10/2005

et demain...

   
 

 
  Griffure du chardon
                               ou
                                    caresse de la fleur ?


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19/10/2005

seeds of my heart...



Sur les chemins de mon voyage,
les routes verglacées des hivers,
les sentiers arides des déserts,
je marchais en va-et-vient
comme sur un fil de soie..
je me cognais au monde âpre,
portée par un rêve insaisissable
dans les mirages de mon imaginaire,
je fuyais vers les lendemains,
occultais mon mystère..
Sur les chemins de mon voyage,
j'ai murmuré soudain ton nom
puis, comme si le vent l'avait entendu,
il l'a porté de rafales en brises légères,
l'a ramené vers mon coeur
pour y semer les graines de l'espoir...








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18/10/2005

chinese painting

J'ai vu par hasard cette photo en cette période de pré-halloween...
Mais, bien loin de réveiller en moi un quelquonque intérêt pour cette fête,
elle a ramené à mon souvenir les années passées à Singapour...
Je me souviens de cette ancienne maison chinoise, si grande, si seule, au centre de Chinatown...
conçue et aménagée selon les règles immuables du feng-shui;
Il fallait traverser plusieurs cours séparées entre elles par des portes arrondies... 
Chacune représentait un univers bien distinct... la terre, les cieux, l'eau, le feu...
réunissant les myriades de symboles chinois
pour que les voeux de longévité, richesse, santé, soient exhaussés...
Le silence y régnait... seul nous parvenait le ruissellement si apaisant de l'eau dans les fontaines,
sans lesquelles une maison chinoise n'est ni complète ni habitable...
Je me souviens de ces odeurs si pénétrantes des bâtons d'encens
et des papiers brûlés qui s'échappaient des cheminées du temple voisin
et qui envahissait chacun de ses recoins ...
Quelques "anciens" des maisons voisines étaient là, nonchalants, venus profiter de cet
ilôt de paix, perdu au milieu de la jungle de voitures, rickshaws... et des coups de klaxon...
Ils nous observaient de leurs yeux impénétrables,
nous les "amos", les blancs, si nombreux pourtant, mais toujours si curieux à leurs yeux...
C'est dans la dernière salle, que se tenait l'exposition de peinture
au milieu de céladons et des porcelaines tapissant tous les murs...
La première peinture que j'ai vue et devant laquelle je suis restée là, sans réagir,
était celle qui représentait ce fruit...
jamais je n'aurais pu imaginer que l'oeil du peintre qui avait capté sa beauté,
la restitue ainsi à nos yeux en quelques coups de brosses et de pinceaux
d'encre de chine colorée, ne laissant appaître que son essentiel... sa beauté...
Son regard sur les choses les plus usuelles de la vie semblait rendre à chacune d'elles 
sa valeur intrinsèque... et une beauté que nous n'arrivions jusque là pas à saisir...
Voir différement...  prendre le temps de la découverte...
changer son regard sur tout ce qui nous entoure,
respecter chaque être vivant, homme ou animal,
aussi insignifiant soit-il, juste par le regard...
c'est ce que Chen Yongqiang, ce peintre de Guangzhou, nous aura laissé comme message...
et que je m'efforce de ne pas oublier...
 
Les citrouilles de Chinatown... ma madeleine de Proust...













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17/10/2005

Mise à nu

Seule avec dans le coeur cette colère contre moi-même,
un sentiment qui ne m'a pas quitté la nuit dernière,
pourquoi être stupide justement avec les personnes que l'on aime le plus...
est-ce cela qui nous rend si vulnérable et si faillible...
pourquoi fallait-il que je succombe à cette tentation?
était-ce cette envie de te parler qui m'a poussée ainsi à ne plus me méfier?
je me sens mise à nu, démasquée, dévoilée...
par un fait, une erreur informatique, dont je suis seule responsable...
comme si un vent d'insouciance s'etait emparé de moi,
m'avait fait perdre mes esprits...
Aurai-je la force d'être ainsi confrontée à cette réalité?
savoir que tu sais qui je suis? 
savoir que tu connais mon identité,
moi qui voulais tant rester blottie dans l'anonymat...
pour mieux te parler...
 



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14/10/2005

Je voulais Te dire...

Je t’ai imaginé par cette nuit étoilée,

Ton regard, ta silhouette dans la pénombre

J’ai ressenti ta peine glissant dans ton corps,

J’ai entendu tes cris silencieux, tes sanglots retenus…

Je t’ai imaginé par cette nuit solitaire

Tout à coup si fragile

Les battements de ton coeur pour seuls compagnons

J’ai désiré pour toi une éphémère douleur

Que la nuit la consume et qu’à l’aurore venue

Tes yeux apaisés s’ouvrent à l’horizon bleuté,

J’ai désiré que les tourments te quittent,

disparaissent à jamais dans l’écume glacée de l’oubli…

J’ai désiré qu’en songe, sans que tu me devines,

Je dépose sur ton coeur un voile de chaleur

Et qu’au bord de la nuit, tes blessures étouffées

S'égrènent lentement au vent du nouveau jour…

J’ai désiré que dans le jardin des non-dits

Par-delà les silences, tu cueilles chaque fleur

Comme autant de caresses

Que leur parfum enivrant éloigne à tout jamais

Tourmente et anxiété

Que le goût de tes larmes soit celui du bonheur…

J’ai tant imaginé…


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12/10/2005

se taire...

Se taire pour se rendre invisible...
Emprisonner ses lèvres pour ne rien prononcer...
 

 
 
 


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10/10/2005

Azur...

Si "le bonheur est une sorte d'archipel composé d'instants heureux", je me sens aujourd'hui une naufragée volontaire sur l'un de ses îlots.
 
J'aurais voulu changer le noir de cet écran pour le bleu profond de l'océan, y capturer l'odeur iodée du vent marin et le grondement des vagues, laisser mon regard vagabonder dans son immensité et m'y plonger à corps perdu...
 
Sourire aux lèvres et regard ensoleillé,  moments fugaces d'insouciance, une partie de moi devenue presque étrangère s'est enfin réveillée...
 
Arrêter le temps pour figer ces instants si rares et précieux... ne pas les laisser s'échapper...
 
Illusions... alors, puisque c'est impossible, pourquoi ne pas dire tout simplement
 
Je suis heureuse aujourd'hui...
 
 
 

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09/10/2005

Et soudain...

 
 
 
 
Et soudain, l'angoisse
 
                               du vide
 
                                          du silence

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