22/12/2005

Dans les méandres de la toile

 

 

 

 

 

C’est un peu pénétrer dans un labyrinthe invisible, une sphère lisse et plane aux contours indiscernables.

Mais la trame en est floue et sinueuse … Ranger des mots qui bouillonnent… Aligner sur le fond noir de l'écran des pensées secrètes qui glissent dans les mains, sans ratures, jusque dans ses coulisses.  De "pas un mot plus haut que l'autre" à oser pourtant... oser les audaces, la déraison naissante jusqu’au bout de ses doigts, dans l’extention de soi que devient le clavier, tour à tour caresse puis arme blanche… à trop se pencher sur lui, il arrive de basculer… s’empêtrer dans ses maladresses, un noeud dans le ventre, le coeur au bord des lèvres…

Ici saignent parfois passion et déception.… se dévoilent des illusions laminées … mais peuvent-elles seulement avoir existé? On soupoudre les pensées de non-dits et quand l'écho du silence vient peser sur les mots qui expirent, il résonne comme la fin bâclée d’une histoire au goût aigre-doux…

Et puis, le long du chemin silencieux survient parfois une invitation à s'aventurer dans des univers mystérieux, croisière astrale dans le monde du merveilleux… Là règnent le rêve et la pureté, eau de lumière au bord des océans… Embarquer pour un voyage sidéral  comme dans un livre secret, s’apaiser dans la contemplation de la voûte céleste et divinatoire, savourer les mots ciselés comme un art de la vie, ni mensonge, ni haine. Dans les constellations de ces planètes inconnues, nul besoin de compas ou de boussole… au clair de terre, au clair de lune, libre d’aller où cela plaît… tel un voyageur solitaire sur les chemins dorés de mots lumineux …


 

 

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19/12/2005

 


 


 
 
ou comment tisser les rêves




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 L'imprudence

       
 

 
Funambule, et si ton coeur chavire ?
l'équilibre tu perdras...
 
N'as tu donc pas compris ?
toi sur le fil, les bras en croix...
 
Tes bleus à l'âme
qui les pansera ?
 
Dans l'envers sans ombre,
à l'encre verte tu écriras
 
Tes maux abandonnés
à l'indifférence du vide qui t'immergera

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18/12/2005

 retour...

 

 
Frissons dans matin opalescent...
 ceuillir vite de son regard
les éphémères pétales de glace
fragiles sculptures translucides
perfection de forme et de volume


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16/12/2005

Uni vert

Petit instant de dérobade…

 

 

Ange vert, sous ton large feuillage déployé,

Je me réfugie quand la pluie tiède des tropiques

Vient battre la saillie de tes nervures denses,

Que ton limbe charnu s’offre en coupelle au ciel,

Et recueille les gouttes de l’ondée mélodieuse…

 

Ruissellent sur ma peau moite les notes de sa musique,

Monte la senteur grisante de l’humus …

L’air alourdi m’enserre de particules capiteuses …

Je me laisse aller à la volupté de son emprise…

Mon esprit vagabonde et mon corps se dérobe…


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14/12/2005

Enfant de décembre

 

Deviens ce que tu es, fais ce que toi seul peut faire. (Nietzsche)

 

 

Déjà tu as traversé des terres arides,

Cherché des horizons bleutés dans l'étendue de paysages asséchés.

Nourri de rêves en fatras, tu as écorché tes pieds sur les pierres anguleuses,

Dans ta longue marche,  tu as scruté le ciel de minuit pour que tes yeux

S'accrochent à l'étoile qui guiderait tes pas jusqu'à l'oasis où s'acheverait ta course.

Voyageur infatiguable, ta soif de vie et de découvertes n'a eu de cesse de te pousser

Vers le puit de lumière que ton coeur apercevait, laissant l'ombre derrière toi..

Dans ta quête infinie, tu t'es nourri de musique, d'art et de philosophie...

Tes Maîtres à penser ont tracé un chemin lumineux pour que ta vie ne soit plus livrée au hasard...

Sur cette route dorée, la pluie du renouveau a lavé le sang qui avait perlé de tes blessures,

Telle un ruisseau de paix dont tu suis le courant...

Regarde, la-bàs, vois-tu sur l'océan dans le matin naissant ce voilier sur le départ?

L'appel du large est si fort qu'il va quitter son port, gonfler sa belle voile rouge

et contre vents et marées, malgré les turbulences, ne pas perdre son cap...

Que t'enivre l'oxygène et que sa force de vie coule dans tes veines tout au long du voyage...


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12/12/2005

soleil de feu







 
I've been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
'Cause there ain't no one for to give you no pain

After two days in the desert sun
My skin began to turn red
After three days in the desert fun
I was looking at a river bed
And the story it told of a river that flowed
Made me sad to think it was dead

You see I've been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
'Cause there ain't no one for to give you no pain

After nine days I let the horse run free
'Cause the desert had turned to sea
There were plants and birds and rocks and things
there was sand and hills and rings
The ocean is a desert with it's life underground
And a perfect disguise above
Under the cities lies a heart made of ground
But the humans will give no love

You see I've been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
'Cause there ain't no one for to give you no pain

Neil Young - A horse with no name.... j'aime





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11/12/2005

 ...

Voilà qu’elle me rattrape.

Réalité qui crève les illusions, tableau blanc sur néant..

La chape est bien rivée là où le cri s'étouffe.

S’asseoir en plein milieu, ne pas pleurer trop fort...


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09/12/2005

le baiser

 
Mots murmurés des lèvres offertes
peau parfumée, saveur fruitée
souffles mêlés à l'abri des regards
delicatesse des caresses inavouées
coeurs ouverts, corps qui s'effleurent
poussière d'or sur mes ailes
la cage s'entrouvre...
je m'envole pour mon dernier voyage
 

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07/12/2005

Jeux de hasard

 
 
 
Je sais... je ne devrais pas

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06/12/2005

désert

 

 

Le désert brille, me lance des appels de feu

Libre de choisir mon chemin

De dessiner sa trace dans le sable brûlant

Comment savoir pourtant s’il va bien de l’avant

S’il ne va pas en ronde

Désert éblouissant, ombre de lumière,

J’erre en quête de repères,

Je déambule aveuglée par son incandescence

Cherchant sans cesse la source de vie, l’eau pure

Qui lavera mes yeux de mes larmes salées

Et tracera de son ruisseau la croisée du destin

Nomade du desert vert, j’implore le vent…

Qu’il assèche le sang de mes blessures,

Qu’il guide mes errances dans le brasier ambré

Désert de mots diffus, je me perds dans mes rêves

Et joue ma vie aux dés...


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05/12/2005

 mémoire



Je reviens de loin... paysage trouble et froid... dont il ne reste presque rien ... peut-être n'était-ce qu'un mirage, qu'une ville fantôme... dans la neige de l'oubli,  perdue loin la-bàs entre Prague et Berlin... Die Wende...
crysalidea


 
Touche une pierre de ce mur de la honte,
Brûle ta main et ta mémoire de son histoire.
L’humain est fait de murs. Chacun dompte
Sa peur pour les franchir et saisir son purgatoire
!


http://motop.skynetblogs.be/





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02/12/2005

 suspension



Tu es venu sans prévenir
Tu es entré dans mon jardin
Je ne t'ai pas repoussé
Je me suis abandonnée
Le désir l'a emporté,
Je n'ai pas su garder mes protections
 mises à l'agonie
Je me suis sentie trembler
Tu es parti dans le vent d'hiver
Ne reste qu'un souffle
silencieux comme la lame

qui déchire le voile de chaleur
que j'avais déposé sur ton coeur




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01/12/2005

 Au seuil de la nuit

 

 
emmène moi

23:47 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

 

 

Du grenier à la cave, j’ai tout retourné, ouvert les cartons encore laissés de côté depuis le dernier déménagement… j’ai cherché la peur au ventre… Enfin, les mains salies, le coeur battant, je les ai sentis… soigneusement rangés, protégés ...                                        

Je les ai revus… touchés, palpés… Puis, comme si leur présence était éphémère, j’ai vite déroulé chacun d’eux comme s'il allait m'échapper… Ces dessins et peintures, quand alors le regard vers le geste était plus naturel pour moi que le mot, quand le faire était ma parole muette… Du pastel à l’encre de chine, du crayon au fusain, j'ai navigué dans le monde des couleurs énergisantes et fluides, suggestion plus que description, influencée toujours et encore par la peinture asiatique... J'ai appris que l’économie de parole servait l’authenticité de l’acte... Regarder, cultiver ses émotions, les enrichir par le geste … instant entre parenthèse où le temps s’arrête sur l’essence du soi… puis partager, se gorger de sensations… reprendre, refaire, mais toujours s’étonner… comme une présence à soi et un devoir vers l’autre, celui d’exister…


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30/11/2005

...


 
Pour la première fois
parler vraiment
chercher les mots
les extirper de ma gorge nouée
vouloir les réprimer
vouloir les adoucir
ne pas faillir
 
Pour la première fois
voir dans tes yeux
les questions nouvelles
que seul ton regard peut exprimer
chercher les mots encore
ils m'écorchent vive

goût de sang dans ma bouche
 
Pour la première fois
ne pas m'enfuir
me tenir droite
chancellante dans mon coeur
chercher les mots
la vision trouble
le corps à vif
 
Pour la première fois, de ma bouche un nouveau chemin s'est dessiné...


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29/11/2005

 remembrance

 

In the autumn wind, above the city noise, a conversation of two… After a goodbye kiss, sweetness on my cheek… and suddenly only a long empty path between the leafless trees… Feigning smile, I sense how the colour of loneliness deepens inside of me… Like the tide to and fro, with each inhalation, waves of emptiness crash against my heart… In the wintry darkness, the snow melts and slowly life reappears… clearing clouds at dusk… smell and taste of coffee in the morning mist… a cherished voice in my ears, the feel of trust and sharing again, remembrance of simple but pure pleasures … remembrance of life...



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27/11/2005

Point final


 
 

Miss Taire





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comm. de ce jour...

 

 

27-11-2005, 18:11:41

Tu censures ! c'est ton droit mais c'est moche
Salut Web Master

Tu censures la vérité, JAMAIS PLUS tu ne seras CREDIBLE !

Mort à ton blog

Adieu

Tonton Ravachol
http://www.boismesvinciply.viabloga.com
tonton ravachol
 



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 ...



 
...

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26/11/2005

En vers..


 
 
Mais, qu'est-ce qui me retient de ne pas tout balancer en l'air
Quand tout est à l'envers...



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25/11/2005

regard



 
 
Au fil de soi ...
                       le voile se lève
 





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24/11/2005

 Tempête

 

Jour de tempête sur Le Touquet... le vent du nord bat contre les vitres de ma chambre, aussi froid et cinglant que des mots que l’on n’aurait pas espérés… les rafales sifflent dans les interstices de ma fenêtre entr'ouverte…la pluie frappe, par à-coups, glaciale, hostile… Les éléments s'approprient tout l'espace, se déchaînent, reprennent leurs droits, maîtres des hommes impuissants et humbles… La longue dune s’est tue, désertée des derniers passants, et même les chars à voile de sortie ce matin ont écourté leur ballet pourtant si jouissif… seule la longue plainte du vent s'étire, le long du rivage, s'enroule autour de chaque obstacle, ne lui laissant aucune chance…Vague à l’âme…

Derrière la grande baie vitrée, qui m’éloigne et me retient, je regarde ce spectacle mille fois comptemplé, dans mille lieux différents, et qui n’a de cesse de me bouleverser chaque fois un peu plus… rencontre de la mer, du ciel, du vent et de la pluie, pour ne former qu’un Tout… ce Tout auquel j’aimerais tant appartenir à l'instant présent…Je ressens une pointe d’envie au passage des mouettes qui planent balancées par le vent, tout près de moi, et qui semblent me narguer de leur oeil moqueur… Vague à l’âme… N’ai-je pourtant pas recherché cette solitude, n’ai-je pas espéré au fond de moi vivre un instant comme celui-ci? La réponse m’apparaît évidente… j’ai refait seule plusieurs fois maintenant ces longues promenades le long de la mer jusqu’à l’embouchure de la Canche, espace sauvage épargné par l’homme, balayé par les vents du ciel, que seuls les oiseaux marins et les limicoles rebelles peuvent défier… là, accoudée à la rambarde en bois, souvent seule sans personne autour, mes pensées se sont envolées...  Je n’étais plus un être pensant, mais un être ressentant… me laissant pénétrer par des perceptions, et toujours avec force, la même impression s’est emparée de moi… celle de n’être qu’un infime particule qui, dans un instant fragile et fugace, dans un instant de grâce, tant il est rare, était en communion avec Lui, le Tout… Je ne lui donne aucun autre nom, celui-ci me suffit… J’ai appris à saisir le sens de cette mystérieuse offrande où tout se fond en un…et imperceptiblement des larmes rouges ont coulé dans mon Coeur…


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23/11/2005

 


 

Dans la veine.... résistance

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Photo de chars à voile

Chars à voile
écheveaux de couleurs multicolores
qui filent dans le vent complice
rubans de vie
déroulés le long des planes étendues
virevoltantes acrobaties entre ciel et terre
écho de rires et cris émerveillés
resonnance d'énergie et de gaité infinie




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22/11/2005

 Brûlure

 
 
Brûlure du froid meurtrissant sur mon visage découvert
Laisse moi respirer
Les attaques de tes morsures me transpercent jusqu'au coeur
qui se gonfle telle une voile au seuil de la déchirure
je rêvais de caresses, je ne sens que ton souffle,
colère océane,
Laisse moi respirer
Le soleil se fâne dans l'horizon blanchâtre
Ton silence m'étouffe, il bat dans mes tempes,
Silence autour de ton abscence
Laisse moi respirer



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21/11/2005

blog nouvelle formule

Mon autre blog (test) qui sera effacé
 

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Ces mots

Christian Haasz - möwe im anflug
 
Ces mots sont écrits sur le mur blanc de la chambre
où je me trouve actuellement...
Je les trouve beaux tout simplement... Je vous les livre :
 
"Mouette à l'essor mélancolique
Elle suit la vague, ma pensée.
A tous les vents du ciel balancée.
Et biaisant quand la marée oblique
Mouette à l'essor mélancolique."
 
Verlaine


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19/11/2005

 

Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n'écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l'habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d'émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap

Lorsqu'il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd'hui !

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d'être heureux !

Traduction d'un discours de Pablo Néruda - Prix Nobel de littérature 1971

 

 

Muere lentamente
quien se transforma en esclavo del hábito, repitiendo todos los días los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
no arriesga vestir un color nuevo
y no le habla a quien no conoce.

Muere lentamente
quien hace de la televisión su gurú.
Muere lentamente quien evita una pasión, quien prefiere el negro sobre blanco y los puntos sobre las "íes" a un remolino de emociones,
justamente las que rescatan el brillo de los ojos,
sonrisas de los bostezos,
corazones los tropiezos y sentimientos.

Muere lentamente

quien no voltea la mesa cuando está infeliz en el trabajo,
quien no arriesga lo cierto por lo incierto para ir detrás de un sueño,
quien no se permite por lo menos una vez en la vida,
huir de los consejos sensatos.

Muere lentamente quien no viaja,
quien no lee,
quien no oye música,
quien no encuentra gracia en si mismo.

Muere lentamente
quien destruye su amor propio,
quien no se deja ayudar.

Muere lentamente,

quien pasa los días quejándose de su mala suerte o de la lluvia incesante.

Muere lentamente,
quien abandonando un proyecto antes de iniciarlo,
no preguntando de un asunto que desconoce o no respondiendo cuando le indagan sobre algo que sabe.
Evitemos la muerte en suaves cuotas, recordando siempre que estar vivo exige un esfuerzo mucho mayor que el simple hecho de respirar.
Solamente la ardiente paciencia hará que conquistemos una espléndida felicidad.

Pablo Neruda


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Banur, pour répondre à ta question...

 
 
Animula vagula blandula..."
Amelette, vaguelette, mignonnette,
Très chère hôtesse de mon corps,
Et qui maintenant descend seulette
Dans des lieux livides et morts
Où jamais plus ne seras guillerette !





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