13/02/2006

 ce que je crois

 

 

 

 

Il n'y a pas d'amour adulte, mûr et raisonnable. Il n'y a devant l'amour aucun adulte, que des enfants, que cet esprit d'enfance qui est abandon, insouciance, esprit de la perte d'esprit.


Christian Bobin (Le Très-Bas.)

 

 

 

 

 

 

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à la fenêtre

 

 

 

Dans l’embrasure de la fenêtre où tu te tiens

La lumière blanche des flocons tombe en éphémères

Traverse tes cils comme les mailles du filet des rêves

Tes paupières se ferment à ce ciel de poudre

Mais le souffle de l’air charie dans ses courants

La nacelle de verre, berceau de tes pensées

Elles s’en échappent pourtant et viennent

Se déposer en perles humides sur mes lèvres

Touches de rosée au goût de volupté…

 

 

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10/02/2006

Meet me by the wishing well

 

 

 

 

Vous sommeilliez dans l’ombre bleue de mon âme. Par les sentiers du jour,

marchant à travers les bois blancs dressés en cathédrale, j’avais oublié de poser

mon oreille sur l'écorse pâle du souvenir.

Mais à la nuit, dans ma course échevelée, la musique de votre appel a réfléchi ses

notes sous la lune argentée. J’irai vous retrouver au delà des déserts, sur les

berges indélibiles de l’astre de mes songes..

 

 

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08/02/2006

impression

 

 

Au coeur du bûcher trop longtemps consummée

 

 

Je sens s’évanouir les cendres dans le sel de la terre et le long de mes flancs s’épanouir les lianes de la vie

 

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07/02/2006

 

Femme nue regardant son propre corps - Dali

 

 

Vois, je sculpte de mes yeux

 

 

Et ta main sur ma bouche

Et ses lignes de vie

Nervures de ta sève

Qui irriguent mes sens

Dans l’empire de tes mots

 

 

 

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05/02/2006

 regard

 

 

 

 

Ce matin, très tôt, dans les rues de Bruxelles, mes pas m’amènent vers la Place du Jeu de Balle. Le ciel gris et bas semble refléter sa morosité sur les visages des passants, des curieux et des rares touristes courageux auxquels les guides ont promis de découvrir dans ce haut lieu symbolique, épicentre de la chine, l’objet art nouveau de tous leurs désirs.

Les cafés ouvrent à peine, l’odeur des produits javelisés m’assaille et me repousse, moi qui donnerais tant pour une tasse de café bien serré… Il y a bien « Chez Pierrot », de l’autre côté, derrière l'église. Je m’approche; là sont réunis quelques habitués du quartier, certains déjà affaissés devant leurs boissons que je devine alcoolisées. J’ai le temps d’apercevoir leurs visages flétris par des plis profonds, la peau tuméfiée et rougie, les regards atones et les mains tremblantes, ravages des abus de l’alcool, usés par une vie de dur labeur, les poches souvent vides. La pauvreté est là. Elle crie dans le silence des regards.

Je renonce à mon café, me dirige vers la place où s’affairent les marchands, qui dans un rituel parfaitement orchestré, déballent colifichets, vaiselle dépareillée, monticules de vêtements, meubles en tout genre et parfois, au coeur de feuilles de journaux mille fois utilisées, des objets de valeurs qui font la réputation du lieu. Je me fraye un chemin entre le bric-à-brac, sur les pavés humides et glissants, tâchant de ne pas trop m’y tordre les chevilles… peine perdue. Des voix s’élèvent, une altercation vient alors troubler le ballet matinal… Les quolibets fusent.  Un marchand a empiété sur l’espace voisin. Le froid, la fatigue attisent l’agressivité latente. Les bonnets de laine sont brusquement enfoncés jusqu’aux sourcils, comme un signe de menace, accompagnant le flot de paroles. Je ne peux m’empêcher d’apercevoir les doigts gourds de l’un d’eux dans des mitaines élimées.

Ici, tout se côtoie. Le beau et le broll, les chineurs aisés et les indigents de la rue Blaes, les marolliens de souche et ceux "d’origine étrangère", les brasseries célèbres et les bistrots vétustes…

Ce matin pourtant, je n’ai pu y voir le pittoresque, le typique ou le cocasse qui font la fierté des défenseurs du quartier. Mon regard était resté accroché à ceux de "Chez Pierrot", là-bas cachés derrière l'église, ceux dont aucun guide ne parle.

 

 

 

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03/02/2006

Origine

 

"… Car les hommes pouvaient fermer les yeux devant la grandeur, devant l'horreur, devant la beauté, et ils pouvaient ne pas prêter l'oreille à des mélodies ou à des paroles enjôleuses. Mais ils ne pouvaient se soustraire à l'odeur. Car l'odeur était soeur de respiration. Elle pénétrait dans les hommes en même temps que celle-ci; ils ne pouvaient se défendre d'elle, s'ils voulaient vivre. Et l'odeur pénétrait directement en eux jusqu'à leur coeur, et elle y décidait catégoriquement de l'inclination et du mépris, du dégoût et du désir, de l'amour et de la haine. Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes.

 

Le Parfum, Patrick Süsskind

 

 

 

 

 

Capture

Dans les fils de tes sens

Le musc de la vie

Qui tresse dans tes cheveux

L’empreinte de son parfum

 

Respire

Le language de la peau

Dans ses courbes amoureuses

Où flâne dans l’air humide

L’essence de myrtes vertes

 

Expire

Les souffrances et les peines

Aux senteurs de la cendre

qui consument de leurs braises

Ton ventre rougi à vif

 

 

Etends toi sur le lit de mille fleurs des îles, les yeux clos

Les rayons du soleil ouvriront les corolles des jasmins et des fragipaniers

Dans leur fragrance envoûtante, naissance de la passion,

Laisse s’enivrer ton âme et goûte la vie sourdre

 

 

 

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02/02/2006

l'eau des secrets

 

 

 

 

 

 

Une larme verte égarée

Dans les secrets de la rose des glaces

Offerte en unique bouquet

 

 

 

 

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30/01/2006

Errance

 

 

 

 

 

 

Dans le dédale insolite, cette clarté tout là-bas …

Mes yeux s‘y posent aveugles à tout obstacle,

Et ne distinguent pas les contours,

Les lignes du destin dans le fondu du temps…

Dans mon jardin secret qu’importe le flou...

Je me laisse glisser dans les instants volés

Où le corps et l’esprit oscillent dans l’onde

Si douce des senteurs de ta peau,

des mots balbutiés, des souffles entrecoupés…

Dans le dédale des rêves au goût de l’infini

J’ai eu la folie de croiser ton regard

J’y ai perdu le nord et la raison me fuit…

 

 

 

 

 

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29/01/2006

juste pour la beauté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et y penser...

 

 

 

 

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27/01/2006

nocturne poésie

 

 

 

 

 

 

 

Me gustas cuando callas porque estás como ausente,
y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca.
Parece que los ojos se te hubieran volado
y parece que un beso te cerrara la boca.


Como todas las cosas están llenas de mi alma
emerges de las cosas, llena del alma mía.
Mariposa de sueño, te pareces a mi alma,
y te pareces a la palabra melancolía.


Me gustas cuando callas y estás como distante.
Y estás como quejándote, mariposa en arrullo.
Y me oyes desde lejos, y mi voz no te alcanza:
déjame que me calle con el silencio tuyo.


Déjame que te hable también con tu silencio
claro como una lámpara, simple como un anillo.
Eres como la noche, callada y constelada.
Tu silencio es de estrella, tan lejano y sencillo.


Me gustas cuando callas porque estás como ausente.
Distante y dolorosa como si hubieras muerto.
Una palabra entonces, una sonrisa bastan.
Y estoy alegre, alegre de que no sea cierto.

 

Pablo Neruda

 

 

J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,
et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas.
On dirait que tes yeux se sont envolés,
et on dirait qu'un baiser t'a clos la bouche

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme,
tu émerges des choses pleine de mon âme.
Papillon de rêve, tu ressembles à mon âme
et tu ressembles au mot : mélancolie.

J'aime quand tu te tais et que tu es comme distante.
Et tu es comme plaintive, papillon que l'on berce.
Et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas:
laisse-moi me taire avec ton silence.

Laisse-moi aussi te parler avec ton silence,
clair comme une lampe, simple comme un anneau.
Tu es comme la nuit, silencieuse et constellée.
Ton silence est d'étoile, si lointain et si simple.

J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,
distante et dolente, comme si tu étais morte.
Un mot alors, un sourire suffisent,
et je suis heureux, heureux que ce ne soit pas vrai.

extrait de "Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée" 

XV Poème

Pablo Neruda

 

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26/01/2006

émois

 

 

 

 

 

 

Je déroule lentement mon chemin vers toi,

Receptacle de mes émois d’ombre et de lumière …

 

De l’échancrure de la caresse

 langoureux déploiement de soi

dans l'alcôve des troubles

 

 

 

 

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23/01/2006

Le chant

 
 
 
 

 

 

A fleur d’eau, à fleur de peau

Le chant limpide a jailli

D’où la lumière palpite

Dans son armure de nacre…

Il coule telle une caresse

Le long de mes écailles

Et comme une fleur d’écume

Éclabousse mes peines

Qui s’échouent sur le sable…

Je cueille sa mélodie

Dans la vague de la vie

Et me glisse doucement

Sous les pans entre-ouverts

De sa tendre enveloppe

qui étourdit les sens...

 

 

 

 

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20/01/2006

ondes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel est donc le secret de la nuit

 

Pour qu’au coeur des ténèbres tout bascule ?

 

Là seulement tu te laisses aller,

 

Corps et esprit déployés dans ses ondes de silence.

 

Quand tombe le rideau noir,

 

Nus les pensées et les mots,

 

Dans les couloirs dérobés que le jour

 

N’ose pas découvrir…

 

Faut-il le noir de jais pour que tes yeux puissent voir ?

 

Tous les sens en éveil, quand sombre l’obscurité,

 

Nus les regards et les gestes…

 

Les parois de la nuit ont effacé les leurres

 

Ne restent que les silhouettes à l’empreinte distincte

 

Inhalant l’essence du magma des désirs…

 

 

 

 

 

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19/01/2006

en vie

 

fantasque et rebelle, comme les flammes d'un feu de joie, de vie, qui dissipent les troubles et font resplendir l'énergie, plonger dans le courant

 

 

 

 

 

 

 

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17/01/2006

L'entre deux

 

 

 

 

Dans le monde minéral, j’ai touché

 

La surface scarifiée des amants de pierre,

 

Sentinelless figées au regard millénaire

 

Pointé vers l’horizon de l’avenir...

 

Des Silhouettes ancestrales au galbe de sagesse,

 

J’ai caressé les formes de la fécondité.

 

J’ai levé mon visage vers les yeux de granit,

 

J’ai rencontré leur rêve de Pacifique et

 

De géants Moaï aux prunelles de corail.

 

Mais que lire dans les veines de la mémoire du temps,

 

De ces rochers qui parlent de rencontres solaires

 

Dans le fracas des vagues...

 

Une lumière dans la nuit , un soleil qui se lève,

 

La fin d’un long sommeil

 

Et le chaos sourd de mon Coeur emporté

 

Dans l'immuable royaume des dieux pétrifiés...

 

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15/01/2006

sagesse

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne suis pas intéressé par ce que tu fais pour vivre.

Je veux savoir ce qui brûle en toi et si tu oses rêver la réalisation de ce que tu portes dans le coeur.

Je ne suis pas intéressé par ton âge.

Je veux savoir si tu prends le risque de passer pour un fou au nom de l'Amour, de tes rêves et de l'aventure qu'est la vie.
Je ne suis pas intéressé à savoir quelles planètes sont en carré avec la lune.

Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre tristesse, si tu as été ouvert aux trahisons de la vie ou si tu es devenu endurci et fermé par peur d'une peine prochaine.

Je veux savoir si tu peux t'asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, sans bouger pour la cacher, l'amoindrir ou l'arrêter.

Je veux savoir si tu peux être dans la joie, la mienne ou la ou la tienne, si tu peux danser avec ferveur et laisser l'extase te remplir complètement, jusqu'au bout de tes doigts et de tes orteils sans nous dire de faire attention, d'être réaliste et de ne pas oubier les limites de l'être humain.

Je ne suis pas intéressé à savoir si ce que tu me dis est vrai.

Je veux savoir si tu es prêt à décevoir les autres pour rester vrai avec toi-même et si tu peux supporter d'être accusé de trahison et ne pas trahir ton âme

Je veux savoir si tu peux être fidèle et donc digne de confiance.

Je veux savoir si tu peux voir la beauté même lorsque ce n'est pas tous les jours bien joli, et si tu peux sentir que la source de la vie réside en Sa présence.

Je veux savoir si tu peux vivre avec les échecs, les miens ou les tiens, et pourtant continuer à tenir debout au bord du lac en criant à la pleine lune argentée "oui".

Je ne suis pas intéressé à savoir où tu vis et combien tu gagnes.

Je veux savoir si tu peux te réveiller après une nuit de chagrin et de désespoir, de lassitude ou de douleur, et faire ce qui doit être fait pour les enfants.

Je ne suis pas intéressé de savoir qui tu es et comment tu es venu jusqu'ici.

Je veux savoir si tu peux te tenir au milieu du feu avec moi et ne pas te dérober.

Je ne suis pas intéressé à savoir ce que tu as appris, où tu l'as appris et qui te l'a enseigné.

Je veux savoir ce qui te nourrit de l'intérieur lorsque tout s'effondre autour de toi.

Je veux savoir si tu peux rester seul avec toi-même, et si tu jouis vraiment de ta propre compagnie dans ces moments de vide. "

Sage Amérindien, le Rêveur d'orient.

 

 

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intensité

 

 

 

 

Tigre blanc, majestueux, beau et puissant…

 

Eternel symbole de force et de virilité, pilier de la culture chinoise et de son identité. Animal divin de sa mythologie, qui côtoie les dragons, tortues, phoenix et licornes, toi, tigre blanc de l'automne, de l'ouest et du métal, le Yin est ton élément..

 

Toi qui trouves vie dans les plus belles representations de l’aquarelle ou de l’encre... l’eau, source de pureté, mélangée aux couleurs qui ne retiennent pas la trace du pinceau… aspect immatériel… le papier si poreux ne souffre aucune hésitation ou erreur du geste, dans les techniques traditionnelles rigides qui interdissent tout croquis préparatoire…le trait du pinceau guidé par le souffle vital, le Chi, qui traduit le mouvement alors qu'il s’exprime … ton créateur le visualise, puis, en un seul coup de pinceau, exécute ta structure de base, transcrit sa représentation mentale.

Lui, penché au-dessus de toi, le pinceau vertical, en position dominante, toi, couché sur une table, ou à même le sol, à sa merci.

 

Et, de ses traits, tu naîs, le corps mince aux muscles bandés, toi, le chassseur solitaire, dont la bravoure n’a d’égal que la crainte et le respect que tu inspires aux animaux comme aux hommes, immobile tu guettes dans la brume des forêts, puis d’un bond, d’une griffe, mets à sang les corps que tu brises… implacable félin que seule la mort désarme…toi, au regard impénétrable qui pourtant me transperce…

 

 

PS. suite à une rencontre avec un peintre chinois vivant à Bruxelles et qui exposera au Sablon début mars... je vous en reparlerai

 

 

 

 

 

Yang Shanshen

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12/01/2006

 

 

 

 

          

 

Je sais trop le poids du silence…

 

Accroche mes lèvres à tes mots, vivants, réels, comme la pierre transparente des ruisseaux …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15:08 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

08/01/2006

dans un souffle...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste glisser,

 

Sur l’encre du vent

 

Vers la caresse des mots …

 

Juste effleurer,

 

Au fond de l’herbe folle

 

Les graines de l’insouciance…

 

Juste entendre

 

Le bruissement d'un souffle

 

Sur la berge du rêve...

 

Se laisser juste aller,

 

Murmurant des aveux

 

Sur les chemins du ciel

 

Que seul le vent connait...

 

 

 

 

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07/01/2006

 chemin

 

 

 

Dans la nuit, mon insomnie a croisé ton éveil...

 

J’ai suivi ses repères dans un rayon de lune…

 

Dans la Blanche rivière, oasis de lumière,

 

J’ai rejoins l’océan aux doux reflets turquoise,

 

Qui chasse les anges noirs des embruns parfumés...

 

 

 

 

 

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06/01/2006

 


 

 Route de la soie
Route des épices
      Route du rêve...   
 
 le virus ne faiblit pas ...
 
 
 

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 Parenthèse


 

 

Ce matin, réveil dans le flou… Les idées en bataille… Le vent aurait-il trop joué sur ma gorge découverte? Aujourd’hui, plus de voix , lèvres de verre… le corps envahi d’une trop forte chaleur… et dans ma tête, de furieux assauts comme un brasier ardent…


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05/01/2006

 rose d'hiver

 

 

 

 

 

Dernière rose de l’hiver,

Un ourlet de crystal dans sa robe de givre

Fondu au soleil pâle de la pointe du jour

A froissé sa parure…

Mais le frisson du froid

Dans le vent malicieux a ouvert son corsage…

Le Coeur à découvert, elle rougit de plaisir

Eveil du désir…

Le calice de ses perles se tend au ciel troublé

Par la chair rosacée de ses pétales offerts…

Ils s’ouvrent comme des ailes dans la lueur charnelle

Frisson de rêve, frisson d’amour…


 

 

 

 

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04/01/2006

 

 

 

 

 

"La Musique souvent me prend comme une mer"                              Charles Baudelaire "Les Fleurs du Mal"

 

 

 

Au seuil de la nuit, j’ai fait un rêve éveillé… 

 

un voyage intemporel dans l’espace lumineux des notes de musique telle une pluie d’étoiles filantes qui virent dans le ciel… une évasion nocturne dans une brassée de pétales éclatants d'émotions et de vibrations délicates…de ta main grande ouverte, la musique s’est échappée, guirlande de vie dans l’obscurité…

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02/01/2006

 

 

Franchir la croisée des hasards

Déchirer le verbe prévoir

Percevoir les palpitements contenus

Dans le temps suspendu comme un souffle


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01/01/2006

équilibre


 
 
 
  affronter la raison
                            ou 
                                 danser le contre-courant

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30/12/2005

 

 

 

Plonger dans l’en-dedans et y trouver la clé, échappée du pays des chimères. Là, au plus profond des éléments repose la pureté du silence où aucun mot n’est nécessaire pour conter l 'évidence...


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28/12/2005

Intériorité

 

 

Elle est là dans le jeu du drapé de la nuit...

Du Mont des Arts, son regard embrasse la ville déserte

Plongée dans la torpeur hivernale, ereintée dans l’écume du sommeil.

Le ciel étrangement revêt les couleurs de l’améthyste...

Les nuages, comme les éclats de cristaux éclatés du quartz,

Tournoient en un désordre violeté au dessus des halos poudrés du beffroi...

Un instant, son esprit vagabonde; elle se sent tendre la main,

Et cueille dans la ouate pourprée le talisman de la sagesse…

Pierre née des entrailles de la Terre, ne dit-on pas que ta lumière

protège de l’ivresse et irradie l’esprit de ses rayons de paix ?

Elle serre contre son sein cette étincelle de vie, source de l’harmonie…

Mais le ciel aux milliers de facettes en décide autrement, ne veut que la folie…

Et du désordre de ses nuages, les flocons blancs du rêve virevoltent jusqu’à sa bouche,

Elle entre-ouvre ses lèvres imperceptiblement au baiser froid et cristallin de ce coton mordant...

Dans le silence violent, la brulûre glacée enflamme les caravanes du rêve…

Elle sait pourtant que la coupe d’ivresse renversée par le ciel peut la perdre;

Mais, de ses lèvres transies elle prononce son nom,

Puis, le coeur en fusion, lui murmure dans un souffle son secret…

Se lève alors le voile de brocart qu’elle avait si patiemment tissé...


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22/12/2005

A vous


 

 
Pour que Noël brille dans vos coeurs...


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