27/11/2006

 

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Il est des matins creux et blêmes, des matins où l’on voudrait mettre bien enfoncée dans sa poche, la mélancolie sanglée dans un nœud de silence. Ces jours où l’on se dit que vivre en majuscule n’est pas donné à tout le monde et que s’il est naturel de respirer, il l’est moins de marcher droit sur les lignes que l’on a soi même dessinées.

 

Ne plus dire je voudrais  mais  je veux , suivre ses codes, ses envies, ses besoins… Danser sa vie sur ses maux, ses pensées, ses convictions et passions, celles qui embrasent la raison et arrache le cri pour rester vivante et consciente… Danser ses mots à en brûler sa voix, les prendre tels qu’ils viennent, bruts et vrais, les laisser couler dans l’encre de ses veines, écouter leurs ratures, aimer leur double sens, effriter leur surface pour qu’ils brillent comme du verre prêt à éclater en milliers de particules qui déchirent l’âme en un écho sans fin, mais sentir son cœur crier son existence, au-delà des modes, normes ou codes imposés ou principes surfaits. Je veux danser mes rêves, les suivre dans un silence assourdissant les craintes et les hésitations, je veux crier ton nom jusqu’au bout du possible, jusqu’à en perdre la voix, libre et sauvage…

 

 

10:20 Écrit par crysalidea dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

19/11/2006

silent web

 

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 Rhapsody in green

 

                                 For you

 

 

18:14 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/11/2006

l'aube

 

A l’aube des matins, j’ai le regard mouillé des cieux voilés d’automne, des arbres qui sommeillent dans le silence à vif, du vol des oiseaux dans la brèche des nuages. Mes yeux se plantent dans la nudité froide des jardins pétrifiés. La fenêtre entrouverte, à l’affût de lumière qu’un blanc soleil épand au vent chargé de feuilles, je cherche l’infini, la tête emplie d’images, les mots enchevêtrés.

J’ai ce besoin d’écrire, comme ça, sans préavis, m’élancer, me chercher au détour d’une phrase, pour mieux te retrouver sous l’univers des traits d’une plume invisible. Dans ce lien décliné en déliés d’encre pure, se dessine l’absolu au devant de nos vies. S’aimer d’une rive à l’autre au grès de nos émois, dériver sur le fleuve de nos égarements, s’enivrer des courants de notre déraison. Je cherche l’infini, et c’est Toi que je trouve, un monde après le monde, un pan de ciel ajusté à ma taille qui me hisse jusqu’à butiner les étoiles et agrandit mon regard pour que mes yeux puissent lire l’immense, l’entier, l’unique.

 

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J’ai pris ces mots au vol, adossée à la nuit… Demain, à l’aube du matin, l’amertume d’un café m’ouvrira une fois encore les yeux sur la seule vérité qui façonne ma route.

 

01:09 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

15/11/2006

offrande

 

 

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Je respire ce jour

L’espace d’un sourire

D’une pensée, d’une envie

 

Vois ma main

 

Elle s’abandonne à la tienne

 

L’espace d’une seconde

D’un instant, d’une vie

11:50 Écrit par crysalidea dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |