27/09/2006

Liaison

 

L’été a abdiqué

La couleur fauve s’impose

Aux feuilles croustillantes

Des forêts qui s’émoussent.

Les branches des géants

Abritent le passant

Promeneur solitaire

Dans l’écorce du temps.

Le vent chante sa révérence

Aux arborescences tendues

Vers le fil des saisons…

 

L’amour est toujours beau

Sous la couronne dorée

De l’écho des baisers

 

J’ai glissé dans ma poche

Une châtaigne lisse

Qui roule dans ma main

En une lenteur ivre

Comme le fruit des soirs tendres

Où nos peaux ont le goût

D’une première rencontre…

Elle défroisse mon cœur

Que le manque de toi

Se plaît à tourmenter

En secondes éternelles

 

 

Ben Goosens

 

 

Quelques instants de paix comme un pont de silence qui me ramène à toi

 

 

11:05 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

22/09/2006

Journal

 

Les yeux noyés dans les pleins et les déliés de mon voyage intime, je reprends peu à peu le contrôle de mes sens.

 

Ma tête posée sur l’oreiller des demains, mon regard s’échappe des embûches du réel, dépasse les murailles de tous les sectarismes, barbelés incorporels, plus acérés que la lame d’un kriss …

 

Sur les pages d’un blanc pur du livre de ma vie, se détachent  librement chapitre après chapitre, les lignes dessinées aux encres fugitives.  Je m’étonne de les voir s’éparpiller au vent, divulguées sans secret aux  oreilles du temps.

 

 Clandestinement, j’avais humecté le bout de mes doigts et tourné chaque feuillet,  des heures bleues de l’enfance fleurie  par l’innocence, à celles de la mouvance des ombres à la lumière…

 

Aujourd’hui, je veux lire… Entre  mélancolie et fébrilité,  j’ouvre en lisière de la plage de mes mots épurés,  le journal des silences, des joies et des tristesses où s’égrène chaque  aurore éclose dans mes mains.

 

Et c’est mon cœur qui voit la douce réalité de ton nom, mon amour, inscrit en lettre d’or  sur le roman de ma vie…

 

 

22:45 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

07/09/2006

 pour que s'échappent nos yeux

 

 

Un peu de brume ce matin

Les senteurs d’un automne à nos portes

Traces de l’insomnie sur mon visage

Encore blottie dans l’oreiller capitonné

Seule, en apnée

Ne pas m’assoupir et oublier de partir

Embarquer à nouveau

Nouvel horizon

Sans faire demi-tour

Flotter entre deux

Quelque temps encore

Puis larguer les amarres

Vers la fenêtre ouverte sur l’océan

Sans regarder en arrière

Ecoper des pensées de sel

Puis ramer toujours, cœur éperdu

Sans peur de la force des vagues

Vers l’aventure de la vie

Et de tes rires aussi 

08:33 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |