04/08/2006

 dans un souffle

 

 

Petite sirène du vent

Tes écailles se brisent

Quitte enfin le désert aride et impitoyable

Goûte aux drapés du renouveau

Et serre très fort ta nouvelle peau

Gourmande de l’air doux, voyageuse sans répit

Est-ce la fin d’une saison qui caresse ton oreille ?

Petite sirène, tu as un ciel à voler

Te voilà redevenue oiseau,

Mais combien tes ailes toutes neuves te font souffrir 

Et t’arrachent de larmes rouges !

 

21:19 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

Telle le coquelicot fragile et fort à la fois, la petite sirène devenue oiseau sèchera les larmes rouges que lui ont arrachées sa mue et sa nouvelle apparence. Le ciel lui prépare déjà un lit de nuages où elle pourra faire escale quand elle en ressentira le besoin.
Bonne soirée douce Butterfly, bisous

Écrit par : Kardream | 04/08/2006

L'Impératrice du ciel Tambour au coeur, il lit de la sirène, les pleurs, car il les entend plus que quiconque, ces sons muets qu'elle étouffe sous le bruit des écailles brisées. Il sait que de ces larmes rouges, naîtront la pourpre de l'Impératrice, celle qui dans son vol nouveau règnera sans ombres sur le destin du ciel. Alors lui aussi battra de ses ailes neuves, il restera tout au long de ce voyage le chevalier de tous ses nuages, il la portera sur son dos quand elle aura trop souffert, il changera le crépuscule en aube pour que du jour elle puisse se parer, il invoquera la nuit comme un délire sacré pour qu'ensemble ils puissent s'y noyer. N'aies pas peur de te changer en oiseau, cette peau te va très bien, tu illuminas les eaux en tant que sirène, tu as déjà conquis les airs en tant qu'ange bleu. Point de saison ne se finit sans qu'en commence une autre, dans un cycle tout aussi figé qu'inversé, tu as connu l'hiver, accueille maintenant l'été, celui du royaume rêvé que son souverain veut t'offrir pour que chaque moisson honore les blés de ton sourire...

Tes yeux diamants lui ont redonné espoir,
ne les laissent pas couler en dépit du tien,
ton étoile de foi illumine toujours le soir,
vole vers elle, émue et rejoins la au matin.

Je n'ai que ces mots pour déchirer l'absence, pour apaiser ta souffrance, encore une fois je te donne ma main, comme mon coeur qui déjà est tien, car tant qu'il battra il te fera voler à mes côtés... à toi mon ange, mon plus bel oiseau, accepte la saison que je viens t'offrir pour pallier à ce désert qui finit de t'obscurcir...
je t'aime et je répercute mon cri jusqu'à toi pour qu'avant de t'endormir, seul persiste ton sourire.

Écrit par : Banur | 04/08/2006

bonsoir Crysalidea je suis contente de te retrouver,
mon blog Gibritte n'existe plus et j'ai perdu pas mal d'adresses,

j'espère que tu vas bien
bisous

Écrit par : Gibritte | 04/08/2006

Pour voler plus haut... Décidément, ton talent m'avais déjà frappé dans tes textes mais je le retrouve également en commentaire, ce qui est tout aussi impressionnant, car là c'est une réponse spontanée et orientée dans le regard des mots de l'autre et on peut pas tricher.
Un nouveau départ?... le vent, l'oiseau, ça ne me laisse pas indifférent... mais ne sois pas comme l'oiseau de mon texte ou celui de ton commentaire, ne te limite pas à tes besoins, déchire l'embrasure et déploie tes ailes nouvelles vers l'infinité que le vent t'offre. Tu dis que pour l'Homme aussi, ses besoins premiers déterminent ses choix, c'est vrai manger c'est vivre et cela est un objectif impérieux... mais il a néanmoins la capacité de s'en retrancher. Il est un rapport bien étrange et c'est celui qui existe entre la liberté et l'argent. Celui qui n'a rien est soumis à ce besoin de survivre et n'a parfois d'autre choix que ceux que cette réalité lui impose, cependant il n'est pas tenu, n'a pas d'obligation, il vit en marge et peut ignorer les préceptes appliquables à la masse. Celui qui a le pouvoir pécunier, il a la possibilité de s'acheter une liberté mais encore une fois, peut-elle réellement l'être? se payer trois semaines d'évasion en feignant de ne pas voir les chaînes du stress toujours accrochées à nos poignets ne constitue qu'une bien illusoire liberté... comme le disait ce cher max louis chez moi, la liberté peut n'exister qu'à un moment donné et changer avec le temps.
Je me permets de te dire de t'accrocher à tes nouvelles ailes, les vents sont parfois forts mais tu parais décider à vouloir voler, alors n'écoute qu'une seule chose.... l'appel de ton coeur et son chant de liberté.
A très bientôt j'espère, petit oiseau

Écrit par : l'apôtre du vent | 05/08/2006

. . . Le vent s’enroule dans les fleurs des champs.
Une seule va s’éprendre de ce courant d’air,
Amant des régions vierges, et d’un battement
S’étioler dans les bras d’un automne pervers !

Écrit par : Max-Louis | 05/08/2006

Toujours aussi beau et que du plaisir de lire tes posts.. A bientôt

Écrit par : jicé | 06/08/2006

Hello LINCONNU est de retour.Viendras-tu lui dire bonjour.

Écrit par : LINCONNU | 07/08/2006

Les commentaires sont fermés.