27/07/2006

 vagues

 

 

 

 Dans le vert chlorophyllien de cette après-midi d’été,

J’ai entendu, comme une mer venue d’ailleurs,

La houle lente de l’émotion irriguer l’immensité de tes terres intérieures

J’ai suivi sa progression, coeur aux aguets, pupille dilatée,

Accrochée au rideau aérien de ton regard lointain

Alors que tu t’abandonnais au berceau de mes bras

Et que sur le bord de ton dos, mon buste alangui accueillait

Les vagues montant en écume éphémère jusqu’au bord de tes cils

J’ai lu les mots conjugués à la rosée qui perlait sur tes joues

Posé le bout de mes doigts sur ta gorge serrée,

Effeuillé les pétales invisibles de tous tes silences,

En ai humé leur sève jusqu’au bout du possible

J’ai cueilli sur ma langue l’étendue de ta passion

En ai bu chaque goutte avec une soif inégalable

Comme la vie dans mes veines de sang

Jusqu’à toucher le calme bleu de l'espoir

 

17:35 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |