04/03/2006

 "Le sens de la vie"

 

 

 

 

 

On pense d’abord à Pierre Dac : « Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ?... je réponds : en ce qui me concerne personnellement, je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne. »
Cela ne résout pas le problème du sens de la vie, mais manifeste peut-être, par le rire, que cette question n’est pas la bonne.

Ce n’est pas parce que nos enfants ont du sens que nous les aimons; c’est parce que nous les aimons que notre vie prend sens, au moins relativement, en se mettant à leur service. On voit que le sens n’est pas principe mais résultat. Qu’il n’est pas absolu, mais relation. C’est toujours la logique de l’altérité : tout ce que nous faisons, qui a du sens, ne vaut qu’au service d’autre chose, qui n’en a pas.
C’est où la question du sens de la vie prend un contenu éthique, qui modifie et la question et la réponse. Le problème n’est pas de savoir si la vie a un sens, mais ce qui, dans la vie, est susceptible d’en donner. Ma vie, pour le dire autrement, n’a pas de sens en elle-même ; mais il y a du sens dans ma vie, à chaque fois qu’elle se met au service d’autre chose : une cause que je crois juste, des individus que j’aime, un projet que je poursuis...

La vie n’est pas une énigme, qu’il faudrait résoudre. Ni une course, qu’il faudrait gagner. Elle est une aventure, un risque, un effort - qui vaut la peine, si nous l’aimons.
C’est ce qu’il faut rappeler à nos enfants, avant qu’ils ne crèvent d’ennui ou de violence.


Ce n’est pas le sens qui est aimable;
c’est l’amour qui fait sens.

 

 

 André Comte-Sponville

 

02:45 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Sans amour la vie n'a aucun sens. Bisous
Ps : je ne vois pax ton image. petite croix rouge

Écrit par : jicé | 04/03/2006

. . . Si la Vie a un sens, elle a toutes les directions possibles.
Chaque humain est une ville, avec ses avenues, ses rues,
Ses impasses, ses commerces, ses maisons, ses vues
Sur la montagne, sur l’océan, sur la campagne, sa bible,
Ses lois, sa police, sa justice, son cimetière, son hôpital !
Ses habitants sont les parents, les amis, les ennemis,
Les connaissances, les passagers éphémères en escale,
Les rencontres amoureuses, l’homme, la femme de sa vie !

Il n’y a pas six milliards d’humains, il y a six milliards de villes,
Interconnectées les unes aux autres, chacune est une lentille !

Max-Louis

Écrit par : Max-Louis | 04/03/2006

Sens j'aime bien la façon dont tu as élargi le mot "sens" en lui donnant la valeur de direction en plus que de signification... ainsi que l'image de l'humain comme microcosme , un petit monde en soi... pourtant indissociable des milliards d'autres mondes... une façon aussi de replacer l'homme dans l'univers ...

J'aime beaucoup Comte-Sponville et sa façon de mettre la philosophie à la portée de tous...


Écrit par : crysalidea | 05/03/2006

Superbe ... ... pour la réalisation et la créativité.
Clap, clap, clap ...
Bisous.
Yvon.

Écrit par : Yvon | 05/03/2006

Lovely pattern Simple and beautiful. The plain colours really bring out the pattern here.

Écrit par : pfong | 09/03/2006

Lovely design Beautiful pattern. The simple colours bring this out very well.

Écrit par : pfong | 09/03/2006

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