22/12/2005

Dans les méandres de la toile

 

 

 

 

 

C’est un peu pénétrer dans un labyrinthe invisible, une sphère lisse et plane aux contours indiscernables.

Mais la trame en est floue et sinueuse … Ranger des mots qui bouillonnent… Aligner sur le fond noir de l'écran des pensées secrètes qui glissent dans les mains, sans ratures, jusque dans ses coulisses.  De "pas un mot plus haut que l'autre" à oser pourtant... oser les audaces, la déraison naissante jusqu’au bout de ses doigts, dans l’extention de soi que devient le clavier, tour à tour caresse puis arme blanche… à trop se pencher sur lui, il arrive de basculer… s’empêtrer dans ses maladresses, un noeud dans le ventre, le coeur au bord des lèvres…

Ici saignent parfois passion et déception.… se dévoilent des illusions laminées … mais peuvent-elles seulement avoir existé? On soupoudre les pensées de non-dits et quand l'écho du silence vient peser sur les mots qui expirent, il résonne comme la fin bâclée d’une histoire au goût aigre-doux…

Et puis, le long du chemin silencieux survient parfois une invitation à s'aventurer dans des univers mystérieux, croisière astrale dans le monde du merveilleux… Là règnent le rêve et la pureté, eau de lumière au bord des océans… Embarquer pour un voyage sidéral  comme dans un livre secret, s’apaiser dans la contemplation de la voûte céleste et divinatoire, savourer les mots ciselés comme un art de la vie, ni mensonge, ni haine. Dans les constellations de ces planètes inconnues, nul besoin de compas ou de boussole… au clair de terre, au clair de lune, libre d’aller où cela plaît… tel un voyageur solitaire sur les chemins dorés de mots lumineux …


 

 

17:36 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Peut-être mes yeux sont-ils fatigués, mais je vois la mer bouger sur l'image.
L'important n'est pas là où l'on arrive, mais le voyage que l'on a fait pour y arriver. Certaines personnes ont l'art de nous emmener dans un univers onirique peuplé de personnages dont les émotions sont les nôtres. Tu en fais partie et je voulais te dire merci.
Bonne soirée douce Butterfly, bisous

Écrit par : Kardream | 22/12/2005

. . . D’un mot à un autre, l’histoire s’ouvre aux yeux,
Se palpe sous la plume, se sent sur la peau,
S’écoute comme du Rachmaninov, et du sceau
Bleu des profondeurs, l’âme s’épanouie, en feu !

Écrit par : Max-Louis | 24/12/2005

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