01/12/2005

 

 

Du grenier à la cave, j’ai tout retourné, ouvert les cartons encore laissés de côté depuis le dernier déménagement… j’ai cherché la peur au ventre… Enfin, les mains salies, le coeur battant, je les ai sentis… soigneusement rangés, protégés ...                                        

Je les ai revus… touchés, palpés… Puis, comme si leur présence était éphémère, j’ai vite déroulé chacun d’eux comme s'il allait m'échapper… Ces dessins et peintures, quand alors le regard vers le geste était plus naturel pour moi que le mot, quand le faire était ma parole muette… Du pastel à l’encre de chine, du crayon au fusain, j'ai navigué dans le monde des couleurs énergisantes et fluides, suggestion plus que description, influencée toujours et encore par la peinture asiatique... J'ai appris que l’économie de parole servait l’authenticité de l’acte... Regarder, cultiver ses émotions, les enrichir par le geste … instant entre parenthèse où le temps s’arrête sur l’essence du soi… puis partager, se gorger de sensations… reprendre, refaire, mais toujours s’étonner… comme une présence à soi et un devoir vers l’autre, celui d’exister…


17:05 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Dessins et peintures Que vas-tu en faire? Les exposer?
Capturer un instant d'éternité, avec un crayon ou un pinceau, reproduire ce que les yeux voient, d'infimes détails qui passent inaperçus pour la plupart des gens ou laisser s'exprimer ce que le coeur ressent, l'instant fugace où la main parle à la place de la bouche, où les mots se diluent dans un geste assuré, dans les aquarelles aux teintes claires ou dans les notes sombres de l'encre de Chine.
C'est un art que je ne pratique pas, je n'ai pas le sens de l'harmonie visuelle, de l'horizontale et de la verticale et puis, je me sens mieux dans le monde des mots.
Bonne soirée Butterfly, bisous

Écrit par : Kardream | 01/12/2005

... Respirer la mémoire comme une source intarissable !
Sentir la floraison des émotions picturales, immuables,
Par les yeux tapissés des histoires gravées en chair :
Souviens-toi des larmes qui ont creusé tes joues d’hier !


Écrit par : MoToP | 01/12/2005

Bonsoir Crys Du monde de la musique je t'offre un petit air bluesy.
Et un bisou jazzy

Écrit par : DUKE | 01/12/2005

Kardream Je vais les conserver précieusement... et me demander
si le moment n'est pas venu de reprendre les pinceaux...
j'ai commencé avec un peintre chinois qui avait vécu à
Paris et qui laissait toute liberté d'exécution avant d'en
venir à la technique... de retour en Europe, j'ai continué
un temps, puis les déménagements intempestifs m'ont
interrompue... puis... puis... maintenant? peut-être...

Écrit par : crysalidea | 01/12/2005

Inégalable papillon... Se laisser guider par l'émotion et se laisser envahir par la pulsion du geste, rechercher inconsciemment la perfection tout en oubliant la technique, juste pour l'instant rien que pour le frisson.Moment où les mots pourtants si forts semblent inutiles face à la magie de la toile ou du papier qui dans sa solitude scande le nom des formes et des couleurs.Pensée asiatique, empreinte de calme, de sérénité, de sagesse, de pureté mais aussi de violence ou de passion montant en pics comme un volcan trop longtemps muselé qui rage de se réveiller.Que tu pratiques cet art, à défaut de m'étonner, m'enchante, ô combien j'aimerais voir ces bouts de papiers sublimés par la caresse de ton coeur et de ta main, ces gestes étudiés qui par toute la force de ta personnalité sont secondés."J'ai appris que l'économie de parole servait l'authenticité
de l'acte", que cette phrase te correspond bien et pourtant dieu sait comme tu peux manier les mots de ta baguette féerique.Que j'aime ton esprit, ta philosophie, dans les mots les plus simples, tu arrives à faire ressentir l'étendue de ton vécu, oscillant entre voyages et épreuves, ascensions inégalées et chutes douloureuses, naissances et décès... l'histoire de toute vie... je ne crois pas non. Je pourrais remplir des vallées entières de pages blanches pour décrire la façon dont je te ressens et te comprends, t'apprécie et te respecte mais je n'ai que ce petit espace qui n'arrive aucunement à rendre hommage à ta mesure.
Dois je continuer? je ne pense pas... pour l'instant en tout cas... encore un mot peut être.... merci.

Écrit par : Banur | 02/12/2005

Banur Le sommeil ne veut décidément pas de moi...
je lis tes mots et j'en suis émue... mais le plus
difficile, comme tu l'as cerné, est d'appliquer à
sa vie les précepts que l'on a appris et qu'il faut
ne pas oublier... Combien de fois, n'ai-je pas la
force et la sagesse de le faire! Tu le dis toi-même
recontre de deux univers, ceux du calme et de la
sérénité et celui de la révolte ou de la violence...
oui, l'Asie est un creuset où l'on peut se fondre
dans une philosophie qui bouleverse nos bases
d'occidentaux... je sens chez toi cette envie, ce
besoin presque de la découvrir, de la vivre...
Je te le souhaite, car ton coeur est ouvert à
cette recherche, déjà...
Je suis heureuse de t'avoir découvert au milieu des
méandres de la toile... et ce qui est étrange, c'est
que tes comm. amènent souvent des éclaircissements
à ce que je poste (je repense notamment à la spirale)...
alors, à toi aussi, Poète de la Nuit, je te dis encore...
merci

Écrit par : crysalidea | 02/12/2005

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