19/11/2005

 

Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n'écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l'habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d'émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap

Lorsqu'il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd'hui !

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d'être heureux !

Traduction d'un discours de Pablo Néruda - Prix Nobel de littérature 1971

 

 

Muere lentamente
quien se transforma en esclavo del hábito, repitiendo todos los días los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
no arriesga vestir un color nuevo
y no le habla a quien no conoce.

Muere lentamente
quien hace de la televisión su gurú.
Muere lentamente quien evita una pasión, quien prefiere el negro sobre blanco y los puntos sobre las "íes" a un remolino de emociones,
justamente las que rescatan el brillo de los ojos,
sonrisas de los bostezos,
corazones los tropiezos y sentimientos.

Muere lentamente

quien no voltea la mesa cuando está infeliz en el trabajo,
quien no arriesga lo cierto por lo incierto para ir detrás de un sueño,
quien no se permite por lo menos una vez en la vida,
huir de los consejos sensatos.

Muere lentamente quien no viaja,
quien no lee,
quien no oye música,
quien no encuentra gracia en si mismo.

Muere lentamente
quien destruye su amor propio,
quien no se deja ayudar.

Muere lentamente,

quien pasa los días quejándose de su mala suerte o de la lluvia incesante.

Muere lentamente,
quien abandonando un proyecto antes de iniciarlo,
no preguntando de un asunto que desconoce o no respondiendo cuando le indagan sobre algo que sabe.
Evitemos la muerte en suaves cuotas, recordando siempre que estar vivo exige un esfuerzo mucho mayor que el simple hecho de respirar.
Solamente la ardiente paciencia hará que conquistemos una espléndida felicidad.

Pablo Neruda


20:10 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

Commentaires

... Je sais...

Écrit par : ... | 19/11/2005

Vivre, oser, aimer: le triptyque qu'il faut s'efforcer de suivre tout au long de sa vie.
Bonne soirée, bisous

Écrit par : Kardream | 19/11/2005

tout en bleu !!!!! Ce texte secoue,il balaie les habitudes ancrées.
Celui qui ressent le blues du fond de ses tripes,c'estça la note bleue.
Passe un dimanche,bercée par la douceur de pensées bleues.
Bisous bleus

Écrit par : DUKE | 19/11/2005

Trop nombreux sont ceux... Trop nombreux sont ceux qui meurent lentement; je n'arrive pas à comprendre les gens sans passion, qui ne veulent pas bousculer les choses et créer de nouvelles expériences, ceux qui se complaisent de ce qui à l'origine les rebutaient sous la marque de l'habitude, ceux qui laissent la vie s'écouler sans savoir qu'elle pourrait bientôt se terminer,...
non, je ne les comprend pas

Écrit par : Banur | 20/11/2005

Hors propos... Imaginer: Se représenter dans l'esprit. Inventer. (Larousse)
Aïe, ce n'est pas du tout comme cela que je voyais la chose...
Vite (in)ventile-moi...

Écrit par : Gaëtan | 20/11/2005

j'aimerais tant qu'il ne meure pas lentement, cela voudrait dire que nous serions heureux à présent

Bisous doux et à bientôt ma belle

Écrit par : eyes | 20/11/2005

tant de vérités dans ce texte...
Vivre hors des sentiers battus, en accord avec soi-même...
Tu n'es pas de celles qui meurent lentement, n'est-ce pas?...
Amitiés..

Écrit par : pierre de lune | 20/11/2005

. . . Mourir dignement comme une fleur, pied en terre !
Mourir lentement comme un sablier à qui le Temps ne parle pas !
Mourir bêtement écrasé par ses souvenirs galères !
Mourir, faut-il avoir le cœur à cela quand la Vie s’accroche à vos pas !

Écrit par : Max-Louis | 20/11/2005

coucou bonjour mon papillion, j'espère que tu va bien... passe un bon Dimanche
Je t'embrasse, cocoli

Écrit par : cocoli | 20/11/2005

... Un texte écrit il y a cinq ans en effet, j'ai touojurs semblé bizarre et torturé à ceux qui ne me comprenaient pas et ce très jeune.Ma solitude a fait que je me suis posé énormément de questions très jeune, avec une soif irréprèssible de trouver les réponses, ou du moins mes réponses.
Il existe une phrase qui dit: "la différence entre la folie et le génie ne se mesure qu'à l'aune du succès", ce qui est certain c'est que cette frontière peut s'avérer bien mince en effet.
Nous disons La réalité, alors que voilà bien une notion subjective, il n'y a pas une mais des réalités, surtout dans une société basée sur le culte de l'information et qui la modifie à souhait sans que cale ne paraîsse étrange.Trop nombreux sont ceux qui gradent les yeux fermés pour que ce soit plus facile à supporter, ainsi, celui qui ose les ouvrir ne peut que se blesser.Celui qui dit la vérité est considéré comme un fou, car la vérité n'est souvent pas bien vue, on essaie de justifier l'injustifiable ou de minimiser les étendues catastrophiques de cette honnie réalité.Donc celui qui la défend ne peut plus danser, il est mis à l'écart et esseulé mais pendant ce temps, tente de mettre cela à profit pour évoluer.
Il fut une époque; où fort jeune, je me mettais chaque soir sur mon lit ,dans le noir, à réfléchir à tout ce que j'avais pu observer et rencontrer, combien de questions dévorantes ne me sont alors pas apparues.Est bienheureux celui qui ne se pose pas de questions, cependant il vit dans une réalité achetée par la bourse de son ignorance.
A bientôt papillon.

Écrit par : Banur | 20/11/2005

Je ne connaissais pas ce texte. Je le découvre et je le trouve très intéressant. Amitié

Écrit par : jicé | 21/11/2005

Les commentaires sont fermés.