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Laisse les mots inonder ton regard comme une pluie bleutée…
J’en boirai chaque goutte comme de l’eau de vie, baignée dans les frémissements de l’extraordinaire... |
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Toutes choses proches ou lointaines, secrètement sont reliées les unes aux autres,
Et vous ne pouvez toucher une fleur sans déranger une étoile.
Francis Thompson |
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| 30-01-2006 |
Errance |

Dans le dédale insolite, cette clarté tout là-bas … Mes yeux s‘y posent aveugles à tout obstacle, Et ne distinguent pas les contours, Les lignes du destin dans le fondu du temps… Dans mon jardin secret qu’importe le flou... Je me laisse glisser dans les instants volés Où le corps et l’esprit oscillent dans l’onde Si douce des senteurs de ta peau, des mots balbutiés, des souffles entrecoupés… Dans le dédale des rêves au goût de l’infini J’ai eu la folie de croiser ton regard J’y ai perdu le nord et la raison me fuit… |
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30-01-2006, 18:14:54 crysalidea
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| 29-01-2006 |
juste pour la beauté |

et y penser... |
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29-01-2006, 18:44:18 crysalidea
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| 27-01-2006 |
nocturne poésie |
Me gustas cuando callas porque estás como ausente, y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca. Parece que los ojos se te hubieran volado y parece que un beso te cerrara la boca.
Como todas las cosas están llenas de mi alma emerges de las cosas, llena del alma mía. Mariposa de sueño, te pareces a mi alma, y te pareces a la palabra melancolía.
Me gustas cuando callas y estás como distante. Y estás como quejándote, mariposa en arrullo. Y me oyes desde lejos, y mi voz no te alcanza: déjame que me calle con el silencio tuyo.
Déjame que te hable también con tu silencio claro como una lámpara, simple como un anillo. Eres como la noche, callada y constelada. Tu silencio es de estrella, tan lejano y sencillo.
Me gustas cuando callas porque estás como ausente. Distante y dolorosa como si hubieras muerto. Una palabra entonces, una sonrisa bastan. Y estoy alegre, alegre de que no sea cierto.
Pablo Neruda J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente, et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas. On dirait que tes yeux se sont envolés, et on dirait qu'un baiser t'a clos la bouche
Comme toutes les choses sont remplies de mon âme, tu émerges des choses pleine de mon âme. Papillon de rêve, tu ressembles à mon âme et tu ressembles au mot : mélancolie.
J'aime quand tu te tais et que tu es comme distante. Et tu es comme plaintive, papillon que l'on berce. Et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas: laisse-moi me taire avec ton silence.
Laisse-moi aussi te parler avec ton silence, clair comme une lampe, simple comme un anneau. Tu es comme la nuit, silencieuse et constellée. Ton silence est d'étoile, si lointain et si simple.
J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente, distante et dolente, comme si tu étais morte. Un mot alors, un sourire suffisent, et je suis heureux, heureux que ce ne soit pas vrai.
extrait de "Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée" XV Poème Pablo Neruda |
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27-01-2006, 00:05:32 crysalidea
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| 26-01-2006 |
émois |
 Je déroule lentement mon chemin vers toi, Receptacle de mes émois d’ombre et de lumière … De l’échancrure de la caresse langoureux déploiement de soi dans l'alcôve des troubles |
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26-01-2006, 14:27:05 crysalidea
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| 23-01-2006 |
Le chant |

A fleur d’eau, à fleur de peau Le chant limpide a jailli D’où la lumière palpite Dans son armure de nacre… Il coule telle une caresse Le long de mes écailles Et comme une fleur d’écume Éclabousse mes peines Qui s’échouent sur le sable… Je cueille sa mélodie Dans la vague de la vie Et me glisse doucement Sous les pans entre-ouverts De sa tendre enveloppe qui étourdit les sens... |
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23-01-2006, 19:05:58 crysalidea
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| 20-01-2006 |
ondes |

Quel est donc le secret de la nuit Pour qu’au coeur des ténèbres tout bascule ? Là seulement tu te laisses aller, Corps et esprit déployés dans ses ondes de silence. Quand tombe le rideau noir, Nus les pensées et les mots, Dans les couloirs dérobés que le jour N’ose pas découvrir… Faut-il le noir de jais pour que tes yeux puissent voir ? Tous les sens en éveil, quand sombre l’obscurité, Nus les regards et les gestes… Les parois de la nuit ont effacé les leurres Ne restent que les silhouettes à l’empreinte distincte Inhalant l’essence du magma des désirs… |
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20-01-2006, 16:00:15 crysalidea
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| 19-01-2006 |
en vie |

fantasque et rebelle, comme les flammes d'un feu de joie, de vie, qui dissipent les troubles et font resplendir l'énergie, plonger dans le courant |
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19-01-2006, 01:34:08 crysalidea
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| 17-01-2006 |
L'entre deux |

Dans le monde minéral, j’ai touché La surface scarifiée des amants de pierre, Sentinelless figées au regard millénaire Pointé vers l’horizon de l’avenir... Des Silhouettes ancestrales au galbe de sagesse, J’ai caressé les formes de la fécondité. J’ai levé mon visage vers les yeux de granit, J’ai rencontré leur rêve de Pacifique et De géants Moaï aux prunelles de corail. Mais que lire dans les veines de la mémoire du temps, De ces rochers qui parlent de rencontres solaires Dans le fracas des vagues... Une lumière dans la nuit , un soleil qui se lève, La fin d’un long sommeil Et le chaos sourd de mon Coeur emporté Dans l'immuable royaume des dieux pétrifiés... |
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17-01-2006, 20:24:31 crysalidea
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| 15-01-2006 |
sagesse |

Je ne suis pas intéressé par ce que tu fais pour vivre. Je veux savoir ce qui brûle en toi et si tu oses rêver la réalisation de ce que tu portes dans le coeur. Je ne suis pas intéressé par ton âge. Je veux savoir si tu prends le risque de passer pour un fou au nom de l'Amour, de tes rêves et de l'aventure qu'est la vie. Je ne suis pas intéressé à savoir quelles planètes sont en carré avec la lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre tristesse, si tu as été ouvert aux trahisons de la vie ou si tu es devenu endurci et fermé par peur d'une peine prochaine. Je veux savoir si tu peux t'asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, sans bouger pour la cacher, l'amoindrir ou l'arrêter. Je veux savoir si tu peux être dans la joie, la mienne ou la ou la tienne, si tu peux danser avec ferveur et laisser l'extase te remplir complètement, jusqu'au bout de tes doigts et de tes orteils sans nous dire de faire attention, d'être réaliste et de ne pas oubier les limites de l'être humain. Je ne suis pas intéressé à savoir si ce que tu me dis est vrai. Je veux savoir si tu es prêt à décevoir les autres pour rester vrai avec toi-même et si tu peux supporter d'être accusé de trahison et ne pas trahir ton âme Je veux savoir si tu peux être fidèle et donc digne de confiance. Je veux savoir si tu peux voir la beauté même lorsque ce n'est pas tous les jours bien joli, et si tu peux sentir que la source de la vie réside en Sa présence. Je veux savoir si tu peux vivre avec les échecs, les miens ou les tiens, et pourtant continuer à tenir debout au bord du lac en criant à la pleine lune argentée "oui". Je ne suis pas intéressé à savoir où tu vis et combien tu gagnes. Je veux savoir si tu peux te réveiller après une nuit de chagrin et de désespoir, de lassitude ou de douleur, et faire ce qui doit être fait pour les enfants. Je ne suis pas intéressé de savoir qui tu es et comment tu es venu jusqu'ici. Je veux savoir si tu peux te tenir au milieu du feu avec moi et ne pas te dérober. Je ne suis pas intéressé à savoir ce que tu as appris, où tu l'as appris et qui te l'a enseigné. Je veux savoir ce qui te nourrit de l'intérieur lorsque tout s'effondre autour de toi. Je veux savoir si tu peux rester seul avec toi-même, et si tu jouis vraiment de ta propre compagnie dans ces moments de vide. "
Sage Amérindien, le Rêveur d'orient. |
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15-01-2006, 10:00:41 crysalidea
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intensité |

Tigre blanc, majestueux, beau et puissant… Eternel symbole de force et de virilité, pilier de la culture chinoise et de son identité. Animal divin de sa mythologie, qui côtoie les dragons, tortues, phoenix et licornes, toi, tigre blanc de l'automne, de l'ouest et du métal, le Yin est ton élément.. Toi qui trouves vie dans les plus belles representations de l’aquarelle ou de l’encre... l’eau, source de pureté, mélangée aux couleurs qui ne retiennent pas la trace du pinceau… aspect immatériel… le papier si poreux ne souffre aucune hésitation ou erreur du geste, dans les techniques traditionnelles rigides qui interdissent tout croquis préparatoire…le trait du pinceau guidé par le souffle vital, le Chi, qui traduit le mouvement alors qu'il s’exprime … ton créateur le visualise, puis, en un seul coup de pinceau, exécute ta structure de base, transcrit sa représentation mentale. Lui, penché au-dessus de toi, le pinceau vertical, en position dominante, toi, couché sur une table, ou à même le sol, à sa merci. Et, de ses traits, tu naîs, le corps mince aux muscles bandés, toi, le chassseur solitaire, dont la bravoure n’a d’égal que la crainte et le respect que tu inspires aux animaux comme aux hommes, immobile tu guettes dans la brume des forêts, puis d’un bond, d’une griffe, mets à sang les corps que tu brises… implacable félin que seule la mort désarme…toi, au regard impénétrable qui pourtant me transperce… PS. suite à une rencontre avec un peintre chinois vivant à Bruxelles et qui exposera au Sablon début mars... je vous en reparlerai Yang Shanshen |
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15-01-2006, 00:38:16 crysalidea
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| 12-01-2006 |
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Je sais trop le poids du silence… Accroche mes lèvres à tes mots, vivants, réels, comme la pierre transparente des ruisseaux … |
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12-01-2006, 15:08:16 crysalidea
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| 08-01-2006 |
dans un souffle... |

Juste glisser, Sur l’encre du vent Vers la caresse des mots … Juste effleurer, Au fond de l’herbe folle Les graines de l’insouciance… Juste entendre Le bruissement d'un souffle Sur la berge du rêve... Se laisser juste aller, Murmurant des aveux Sur les chemins du ciel Que seul le vent connait... |
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08-01-2006, 20:03:15 crysalidea
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| 07-01-2006 |
chemin |

Dans la nuit, mon insomnie a croisé ton éveil... J’ai suivi ses repères dans un rayon de lune… Dans la Blanche rivière, oasis de lumière, J’ai rejoins l’océan aux doux reflets turquoise, Qui chasse les anges noirs des embruns parfumés... |
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07-01-2006, 19:18:57 crysalidea
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| 05-01-2006 |
rose d'hiver |

Dernière rose de l’hiver, Un ourlet de crystal dans sa robe de givre Fondu au soleil pâle de la pointe du jour A froissé sa parure… Mais le frisson du froid Dans le vent malicieux a ouvert son corsage… Le Coeur à découvert, elle rougit de plaisir Eveil du désir… Le calice de ses perles se tend au ciel troublé Par la chair rosacée de ses pétales offerts… Ils s’ouvrent comme des ailes dans la lueur charnelle Frisson de rêve, frisson d’amour…
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05-01-2006, 20:52:48 crysalidea
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| 04-01-2006 |
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"La Musique souvent me prend comme une mer" Charles Baudelaire "Les Fleurs du Mal" Au seuil de la nuit, j’ai fait un rêve éveillé… un voyage intemporel dans l’espace lumineux des notes de musique telle une pluie d’étoiles filantes qui virent dans le ciel… une évasion nocturne dans une brassée de pétales éclatants d'émotions et de vibrations délicates…de ta main grande ouverte, la musique s’est échappée, guirlande de vie dans l’obscurité… |
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04-01-2006, 21:25:34 crysalidea
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| 01-01-2006 |
équilibre |
 affronter la raison ou danser le contre-courant
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01-01-2006, 19:13:33 crysalidea
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Suivre le poisson, suivre l’oiseau.
Si tu envies leur erre, suis les
Jusqu’au bout. Suivre leur vol,
Suivre leur nage, Jusqu’à devenir rien.
Rien que du bleu d’où un jour
a surgi l’ardente métamorphose,
Le Désir même de nage, de vol
« A l’Orient de tout » F. Cheng |
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