29/04/2007

réveil

 

japanes light

 

Dans les eaux solitaires, au creux de la rivière,

Un bouquet de prières.

Fragile embarcation

Qui tisse la voix du ciel à celle la lumière.

Dans le rideau de pluie des magnolias en fleurs,

Sereinement serpentent les coulures des rêves.

Peau nacrée de caresses et battements de cils,

Les corps murmurent tout bas l’intime vérité.

Le regard grand ouvert vers le ciel tranquille

Ils sourient silencieux au matin parfumé

Une larme de bonheur accrochée à leurs lèvres.

 

 

16:08 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

05/02/2007

 

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L’écho du silence allonge son ombre froide jusqu’au tréfonds de mon regard

 

Entravée sur la croix de ton absence, sur mes lèvres, la brûlure des mots qui s’enfuient

 

La braise des tourments, impudique, se joue de moi et scelle les lambeaux de souffrance sur ma bouche presque close

 

Et glissent de mes yeux des larmes endolories qui se meurent dans mon cou

 

Dans cet instant perdu qui enserre mon cœur, je respire ton image

 

Elle inonde mon corps

 

Se profile en caresses, délave le glacis de cruelles écorchures

 

J’étreins la douce langueur des soupirs parfumés qui dessinent le solstice écarlate du pays qui s’entrouvre, là, au devant de nos mains

 

Échouée sur les rives des songes éveillés

 

Prise au piège de ton nom

 

Je te cherche pour te dire combien je veux t’aimer

22:06 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

18/01/2007

 Pura Ulun Danu Bratan

 

zen

 

 

Mer d’Andaman, des Caraïbes ou Mer de Chine,

Détroit de Formose, de Magellan ou de Béring

 

Les pulsations ne s’arrêtent pas au lieu

 

Quand la pluie de lumière danse sur les rivages

Des songes entrelacés comme de grandes oriflammes

J’écoute le silence, les yeux dans les nuages

Je patiente et je guette la caravelle du vent

Qui gonflera les voiles de l’azur d’encre bleue

J’y plonge alors mes mains en immobiles vagues

Et caresse le grain de tes mots en voyage

 

Esprit égaré, ta voix à fleur de peau,

Je m’évapore sans bruit dans nos rêves qui s’épousent

 

 

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10/01/2007

 

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Dans le ventre de l’hiver

 

La nuit s’est embrasée

 

Je m’apprête à défier la tempête

 

Dans l’agonie des maux

 

Déjà gronde la colère

 

Aucune merci ne me sera accordée

 

Alors devant l’immensité de l’inconnu

 

Je me redresse enfin

 

Je sauterai peut-être dans le gouffre ténébreux

 

Mais ce sera alors … toutes ailes déployées

 

 

 

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21/12/2006

 

 

Chemin de Lune

Chemin de Plume 

En illustration et en réponse au comm. de Fark

 

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The shadow Maker – Al Magnus

 

 

 

21:32 Écrit par crysalidea dans Général | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook |

20/12/2006

 

 

 

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Pour toi ce soir

La lune était pleine

Et mangeait tout le ciel

 

Petite fille aux yeux bruns,

Croyais-tu vraiment que je ne verrai pas que ton regard avait ravi toutes les étoiles de la voûte céleste et que ce grain de lune accroché à ton oreille échapperait à mon attention ?

 

J’ai aimé ce bonheur tout simple dans les frimas silencieux de l’obscurité…

 

Comme j’aime te voir vivre !

 

 

 

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08/12/2006

né quelque part - Maxime Leforestier

 
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On choisit pas ses parents,
on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus
les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher
Etre né quelque part
Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C'est toujours un hasard
Nom'inqwando yes qxag iqwahasa

Y a des oiseaux de basse cour et des oiseaux de passage
Ils savent où sont leur nids, quand ils rentrent de voyage
Ou qu'ils restent chez eux
Ils savent où sont leurs œufs

Etre né quelque part
Etre né quelque part
C'est partir quand on veut,
Revenir quand on part

Est-ce que les gens naissent
Egaux en droits
A l'endroit
Où ils naissent

Nom'inqwando yes qxag iqwahasa

Est-ce que les gens naissent Egaux en droits
A l'endroit
Où ils naissent
Que les gens naissent
Pareils ou pas

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher

Je suis né quelque part
Je suis né quelque part
Laissez moi ce repère
Ou je perds la mémoire
Nom'inqwando yes qxag iqwaha.sa

 

 

 

Je n’avais plus écouté depuis longtemps… et je me demandais où donc est  ma mémoire...

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04/12/2006

december rain

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Sans bruit, je cueille les larmes du ciel qui traversent la terre, la nourrissent, suivent leur cours en éternel recommencement. Je bois la transparence de sa force paisible et la sens ruisseler, fidèle à son destin. L’eau coule de source et, malgré les méandres, mon chemin aussi.

10:15 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

27/11/2006

 

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Il est des matins creux et blêmes, des matins où l’on voudrait mettre bien enfoncée dans sa poche, la mélancolie sanglée dans un nœud de silence. Ces jours où l’on se dit que vivre en majuscule n’est pas donné à tout le monde et que s’il est naturel de respirer, il l’est moins de marcher droit sur les lignes que l’on a soi même dessinées.

 

Ne plus dire je voudrais  mais  je veux , suivre ses codes, ses envies, ses besoins… Danser sa vie sur ses maux, ses pensées, ses convictions et passions, celles qui embrasent la raison et arrache le cri pour rester vivante et consciente… Danser ses mots à en brûler sa voix, les prendre tels qu’ils viennent, bruts et vrais, les laisser couler dans l’encre de ses veines, écouter leurs ratures, aimer leur double sens, effriter leur surface pour qu’ils brillent comme du verre prêt à éclater en milliers de particules qui déchirent l’âme en un écho sans fin, mais sentir son cœur crier son existence, au-delà des modes, normes ou codes imposés ou principes surfaits. Je veux danser mes rêves, les suivre dans un silence assourdissant les craintes et les hésitations, je veux crier ton nom jusqu’au bout du possible, jusqu’à en perdre la voix, libre et sauvage…

 

 

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19/11/2006

silent web

 

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 Rhapsody in green

 

                                 For you

 

 

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18/11/2006

l'aube

 

A l’aube des matins, j’ai le regard mouillé des cieux voilés d’automne, des arbres qui sommeillent dans le silence à vif, du vol des oiseaux dans la brèche des nuages. Mes yeux se plantent dans la nudité froide des jardins pétrifiés. La fenêtre entrouverte, à l’affût de lumière qu’un blanc soleil épand au vent chargé de feuilles, je cherche l’infini, la tête emplie d’images, les mots enchevêtrés.

J’ai ce besoin d’écrire, comme ça, sans préavis, m’élancer, me chercher au détour d’une phrase, pour mieux te retrouver sous l’univers des traits d’une plume invisible. Dans ce lien décliné en déliés d’encre pure, se dessine l’absolu au devant de nos vies. S’aimer d’une rive à l’autre au grès de nos émois, dériver sur le fleuve de nos égarements, s’enivrer des courants de notre déraison. Je cherche l’infini, et c’est Toi que je trouve, un monde après le monde, un pan de ciel ajusté à ma taille qui me hisse jusqu’à butiner les étoiles et agrandit mon regard pour que mes yeux puissent lire l’immense, l’entier, l’unique.

 

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J’ai pris ces mots au vol, adossée à la nuit… Demain, à l’aube du matin, l’amertume d’un café m’ouvrira une fois encore les yeux sur la seule vérité qui façonne ma route.

 

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15/11/2006

offrande

 

 

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Je respire ce jour

L’espace d’un sourire

D’une pensée, d’une envie

 

Vois ma main

 

Elle s’abandonne à la tienne

 

L’espace d’une seconde

D’un instant, d’une vie

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29/10/2006

démasqué

 

Illusoire masque de nacre

Dévoile plus qu’il ne cache.

Âme à  nue sur le bord des paupières

Yeux d’étoiles et de comètes

Strates de lumières et d’éclat

Ou  ressac des larmes

Qui serpentent en veines roses

Dans le roc du temps.

Les crayons de la vie

Comme des vagues en furie

Dessinent en touches scarifiées

Les suppliques silencieuses

Des prunelles de verre

Dans les grands trous béants.

 

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Masque qui brise les énigmes,

Invisible embarcadère

Dans l’essence du regard,

Peinture du vivant…

 

 

 

 

 

12:33 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

16/10/2006

conquête

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Sur sa robe de neige, cicatrices sauvages…

Fouettés par les roseaux du pays des deltas,

Les flancs offerts au vent, il défie l’immuable.

De folles cavalcades en ruades endiablées,

Il savoure, l’œil fier, les éclats de mistral,

Crinière insoumise et langue hennissante.

Accrochées à l’encolure triomphante,

Les fleurs de l’aventure dans les marais déserts.

Les veines torrides jusqu’à la déchirure,

Il poursuit frémissant son inlassable quête,

Equidé indomptable, messager de légende.

La liberté se gagne dans le sillage rougi

De la terre de feu que ses naseaux d’écume

Inspirent en ivresse éternelle.

 

 

 

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03/10/2006

Antonio Machado

 

 

Caminante, son tus huellas
el camino, y nada mas;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino,
y al volver la vista atrâs
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante, no hay camino,
sino estelas en la mar.

 

 

Voyageur, ton chemin est l'empreinte de tes pas,
et rien d'autre;
Voyageur, il n'y a pas de chemin,
c'est en avançant que l'on trace sa route
et, en regardant en arrière, on peut voir la voie
sur laquelle on ne marchera pas deux fois.
Voyageur, il n'y a pas de chemin,
mais un sillage dans la mer.

 

 

bianca van den wer

 

 

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27/09/2006

Liaison

 

L’été a abdiqué

La couleur fauve s’impose

Aux feuilles croustillantes

Des forêts qui s’émoussent.

Les branches des géants

Abritent le passant

Promeneur solitaire

Dans l’écorce du temps.

Le vent chante sa révérence

Aux arborescences tendues

Vers le fil des saisons…

 

L’amour est toujours beau

Sous la couronne dorée

De l’écho des baisers

 

J’ai glissé dans ma poche

Une châtaigne lisse

Qui roule dans ma main

En une lenteur ivre

Comme le fruit des soirs tendres

Où nos peaux ont le goût

D’une première rencontre…

Elle défroisse mon cœur

Que le manque de toi

Se plaît à tourmenter

En secondes éternelles

 

 

Ben Goosens

 

 

Quelques instants de paix comme un pont de silence qui me ramène à toi

 

 

11:05 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

22/09/2006

Journal

 

Les yeux noyés dans les pleins et les déliés de mon voyage intime, je reprends peu à peu le contrôle de mes sens.

 

Ma tête posée sur l’oreiller des demains, mon regard s’échappe des embûches du réel, dépasse les murailles de tous les sectarismes, barbelés incorporels, plus acérés que la lame d’un kriss …

 

Sur les pages d’un blanc pur du livre de ma vie, se détachent  librement chapitre après chapitre, les lignes dessinées aux encres fugitives.  Je m’étonne de les voir s’éparpiller au vent, divulguées sans secret aux  oreilles du temps.

 

 Clandestinement, j’avais humecté le bout de mes doigts et tourné chaque feuillet,  des heures bleues de l’enfance fleurie  par l’innocence, à celles de la mouvance des ombres à la lumière…

 

Aujourd’hui, je veux lire… Entre  mélancolie et fébrilité,  j’ouvre en lisière de la plage de mes mots épurés,  le journal des silences, des joies et des tristesses où s’égrène chaque  aurore éclose dans mes mains.

 

Et c’est mon cœur qui voit la douce réalité de ton nom, mon amour, inscrit en lettre d’or  sur le roman de ma vie…

 

 

22:45 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

07/09/2006

 pour que s'échappent nos yeux

 

 

Un peu de brume ce matin

Les senteurs d’un automne à nos portes

Traces de l’insomnie sur mon visage

Encore blottie dans l’oreiller capitonné

Seule, en apnée

Ne pas m’assoupir et oublier de partir

Embarquer à nouveau

Nouvel horizon

Sans faire demi-tour

Flotter entre deux

Quelque temps encore

Puis larguer les amarres

Vers la fenêtre ouverte sur l’océan

Sans regarder en arrière

Ecoper des pensées de sel

Puis ramer toujours, cœur éperdu

Sans peur de la force des vagues

Vers l’aventure de la vie

Et de tes rires aussi 

08:33 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

26/08/2006

confidence

 

 

 

 

Un peu perdue dans le monde de la réalité virtuelle, Crysalidea…

14:54 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

25/08/2006

 Roger Munier

 

 

 

Une miette dans les dessins du tapis, un objet dérangé, à une place incongrue, un bruit non identifié, cela trouble heureusement le paysage ordinaire, cela suffit parfois à l’humble illumination.

 

20:26 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/08/2006

à coeur ouvert

 

 

 

Caresses des alizés

Sur ton corps étendu au flanc de l’horizon

Comme une île apaisée sur un matin tranquille

 

Frôlement de tes doigts

Encrés de nos serments en sillons de lumière

Où s’enlacent nos noms dans l’univers béant

 

Infini dans tes yeux

Miroirs de nébuleuses plus loin que des demains

Qui m’entraînent hors du temps à la vitesse du son

 

Et le chant dans ta voix

Quand s’enflamment sans bruit l’étreinte de tes bras

Ton sourire dans mon cou, ton souffle à mon oreille

 

 

Des mots à découvert

Sous le drap clair du jour

Pour te dire que t’aimer

Est mon plus beau voyage

 

 

 

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20/08/2006

Savourer

 

 

 

 

Ecrin de pulpe aux mille secrets dorés

Chair veloutée aux parfums de soleil

Saveur sucrée sur lèvres insatiables

Convoitise coquine, besoin de ciel d’été

Envie d’apaiser les papilles enfiévrées

De fraîcheur ruisselante dans la gorge offerte

Désir de déguster chaque vibration de vie

 

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15/08/2006

Trésors

15 août après 15 août

 

 

Nous ourlions notre enfance en pointillés de rêves

À l’ombre des conifères en lisière de forêt

De nos chasses au trésor dans les sous bois obscurs

Nous avalions le vent en des gorgées de vie

Nos bouches friandes, colorées de mûres sauvages

Caressaient de leurs rires enjoués et limpides

Le silence imposant des géants centenaires

Sur nos jambes rougies par les ronces en friche,

Notre mère lisait, l’œil faussement réprobateur,

L’étendue de notre coupable gourmandise

Et dans une ultime tentative de pardon

Nous lui offrions les trouvailles fortuites

De nos randonnées débridées au travers des fourrés

Une plume bleue de geai, une feuille froissée,

Des bouquets de sureau, des dessins de soleil

Elle nous tendait alors des bergamotes sucrées

Et dans les goûts moelleux au bourgeon de sapin

Je laissais mes yeux aimantés vers l’ailleurs

Déchirer les étoiles à l’orée du sommeil

 

19:34 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

07/08/2006

 Esprit

 

 

A l’aube d’un soleil

Quand le vent creuse ma hanche

Je prendrai ton regard dans le creux de mes mains

Enjamberai l’espace

Des chemins de traverse

Pour esquisser demain nos corps au goût de ciel

Sur la plage blanc nuage

Des destins qui s’enlacent

 

16:18 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

04/08/2006

 dans un souffle

 

 

Petite sirène du vent

Tes écailles se brisent

Quitte enfin le désert aride et impitoyable

Goûte aux drapés du renouveau

Et serre très fort ta nouvelle peau

Gourmande de l’air doux, voyageuse sans répit

Est-ce la fin d’une saison qui caresse ton oreille ?

Petite sirène, tu as un ciel à voler

Te voilà redevenue oiseau,

Mais combien tes ailes toutes neuves te font souffrir 

Et t’arrachent de larmes rouges !

 

21:19 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

27/07/2006

 vagues

 

 

 

 Dans le vert chlorophyllien de cette après-midi d’été,

J’ai entendu, comme une mer venue d’ailleurs,

La houle lente de l’émotion irriguer l’immensité de tes terres intérieures

J’ai suivi sa progression, coeur aux aguets, pupille dilatée,

Accrochée au rideau aérien de ton regard lointain

Alors que tu t’abandonnais au berceau de mes bras

Et que sur le bord de ton dos, mon buste alangui accueillait

Les vagues montant en écume éphémère jusqu’au bord de tes cils

J’ai lu les mots conjugués à la rosée qui perlait sur tes joues

Posé le bout de mes doigts sur ta gorge serrée,

Effeuillé les pétales invisibles de tous tes silences,

En ai humé leur sève jusqu’au bout du possible

J’ai cueilli sur ma langue l’étendue de ta passion

En ai bu chaque goutte avec une soif inégalable

Comme la vie dans mes veines de sang

Jusqu’à toucher le calme bleu de l'espoir

 

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21/06/2006

 Jardin d'eau

 

 

Le vent a cessé

 

C’est l’heure couleur miel qui n’appartient à personne

Celle où j’aime passer dans mes cheveux ébouriffés

Le peigne de mes doigts et lisser dans leurs mèches rebelles

Les grains de bourrasque qui s’y sont accrochés

C’est l’heure couleur chair où frisonne la Terre

Emue par le chant léger des filet d’eau qui courent

Le long du tronc des vieux pommiers en fleurs

Et que s’ouvrent les lichens aux épis de lumière

C’est l’heure où mouillé d’un soupir de soleil

S’égoutte le parfum d’une fin de printemps

Et que bruisse belle et douce la symphonie de fraîcheur

Qui vient border ma peau

 

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17/06/2006

 

 

 

 

Se perdre dans le désert sans fin de la brûlure des mots

 

cette douleur qui me fait tant de bien

11:31 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

15/06/2006

larme de lune

 

 

 

Le silence s’égrène dans les flétrissures de la nuit

Je suis là, allongée sur les rives de l’aube à la frontière de l’irréel...

 

L’esprit en exil vers ton âme assoupie,

Je viens m’ancrer dans les vagues de tes rêves

Je me fais larme de lune pour glisser jusqu’à la commissure de tes lèvres

Attendant qu'un sourire à peine esquissé me laisse pénétrer en toi,

Que nos corps se confondent et qu'à l’encre rouge de tes veines

Je grave sur les parois de ton cœur les calligrammes pourpres de l’amour… je t’aime

 

Juste un instant perdue dans la nuit

Et ce besoin de toi qui résonne à l'infini sur les falaises nues de mes insomnies

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10/06/2006

sérénité

 

Comme la vie paraît simple

Dans la vague pacifique du Géant de l’océan sans fin

Quand à l’heure du couchant, le roulis de son chant

Comme une onde de paix traverse les latitudes

Et accoste mystérieux sur les rivages des cœurs

Comme la vie paraît simple

Dans la contemplation silencieuse de l’élément vital

Berceau de l’origine d’où naquit notre histoire

Et goûter dans l’horizon des possibles et des éclats d’écume

La fragile beauté des flots de l’existence

 

11:46 Écrit par crysalidea | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |